Samedi 28 juillet 2007
- Pourquoi tu écris Sarah ?
- Parce que ça me fait du bien.
- Tu veux être écrivain ?
- Non. J'aimerais écrire un livre, un jour. Un peu comme Nel Harper Lee. Ecrire un best seller, gagner un prix comme le prix Nobel et puis c'est tout. Je ne veux pas en faire mon métier, c'est ma passion.
- Et pourquoi tu tiens ce blog alors ?
- Parce que j'ai envie qu'on me lise et qu'on me dise ce que je vaux.
- Ca marche ?
- Parfois oui, parfois non.
- Ah bon ?
- Oui. En fait c'est juste que les gens ne comprennent pas forcément ce que j'écris.
- C'est-à-dire ?
- Tu sais, je crois que les gens ici l'ont compris, et deux le savent, "par amour des mots" c'est un blog secret.
- Oui, pourquoi d'ailleurs ?
- Parce que je parle de choses trop personelles et que je ne veux pas que mes proches le lisent. Mais les gens qui lisent mon blog savent ça.
- Si ça te pose un problème, pourquoi tu leur as dit ?
- Parce que c'est la vérité. Et même si je cache un peu mon identité ici, je suis quelqu'un de sincère.
- C'est une belle qualité ça, Sarah.
- Merci. Mais ce n'est pas là où je voulais aller.
- Tu voulais aller où ?
- En fait, comme j'ai tout de suite fait comprendre que ce que j'écrivais ici était vrai, les commentaires qu'on me laisse n'ont rien à voir avec le style ou la forme, mais seulement le fond.
Souvent, ça me touche. Je suis émue de savoir que des gens que je ne connais pas du tout estime eux aussi qu'un mec qui ne me rappelle pas, ne vaut pas la peine.
Mais souvent, ils ne font pas la différence et ils croient que tout est vrai.
- Ce n'est pas le cas ?
- Non.
- Ah bon ? Mais je croyais que tu n'écrivais que sous le coup de l'émotion ???
- Ah tu ne vas pas t'y mettre non plus ! Oui, j'écris sous le coup de l'émotion. Je suis énervée, j'écris mon coup de gueule. Je suis triste, j'écris. Je suis amoureuse et heureuse, j'écris.
Mais je n'écris pas forcément la vérité.
- Pourtant je t'ai toujours entendu dire qu'il y avait toujours une part de l'auteur dans les mots qu'il couche sur le papier.
- Oui, c'est vrai.
- Je ne comprends plus rien !
- Tiens, je vais te donner un exemple tout simple. Harry Potter.
- Quoi, Harry Potter ?
- Harry Potter est sorti tout droit de l'imagination de J.K Rowling, n'est-ce-pas ? Elle l'a crée d'elle même, lui ses amis, ses ennemis, son école et sa façon de vivre, n'est-ce-pas ?
- Certes... mais c'est un bouquin pour les enfants !
- Et alors ? il parait qu'elle l'a d'abord écrit pour ses enfants. Ca a peut-être fait d'elle la 3è richesse d'Angleterre, mais elle a dû penser à ses enfants à chaque fois, non ?
- Peut-être...
- Ce n'est qu'une théorie, mais ce que j'essaie de t'expliquer c'est que ce n'est pas parce que j'écris que j'ai envie de me suicider que j'en ai réellement envie.
- Si tu écrivais un texte sur le suicide, tu me ferais vraiment peur !
- Tu ne devrais pas. Surtout toi qui me connait. Tu sais à quel point j'aime la vie. Si j'écris un texte sur le suicide, c'est peut-être tout simplement parce que je passe par une phase noire,
et que j'ai entendu un fait divers à la radio et mon imagination se crée et j'écris un texte. Pour me libérer. Tu comprends ?
- Je crois...
- Je vais résumer. Toi qui lis mes deux blogs, tu y vois une différence ?
- Bah oui, le sujet est pas le même...
- J'écris quand même un peu sur l'autre blog, non ?
- Oui.
- Tu as vu ce texte sur une jeune fille qui s'appelle Alice ?
- Ah oui, ça me dit quelque chose !
- Et bah voilà, c'était en pleine nuit, j'ai vu cette image dans mon rêve. Et j'en ai crée un texte. C'était un sentiment qui me plaisait. Je l'ai crée, c'est tout.
- Mais ce que j'ai du mal à comprendre c'est discerner le vrai du faux !
- On s'en fout de ça! Ici je suis Sarah. Sarah, ce n'est pas mon vrai prénom. Mais Sarah c'est moi quand même. C'est une partie de moi que je me permets de révéler au monde uniquement ici.
Parce que c'est ici que je veux écrire. Ecrire pour être lue. Et je n'ai pas envie de te dire "tel texte c'est vrai, tel c'est imaginé". Peu importe. Oui, j'écris toujours sous le coup de l'émotion,
quand une image apparait devant mes yeux, quand quelque chose m'énerve, quand je pleure, quand je rêve, quand je fantasme, quand je me souviens. Mais à quoi bon écrire
si je ne peux m'amuser à déformer un peu la vérité ?
- Pour être lue ?
- Exactement, j'écris pour être lue.
- Parce que ça me fait du bien.
- Tu veux être écrivain ?
- Non. J'aimerais écrire un livre, un jour. Un peu comme Nel Harper Lee. Ecrire un best seller, gagner un prix comme le prix Nobel et puis c'est tout. Je ne veux pas en faire mon métier, c'est ma passion.
- Et pourquoi tu tiens ce blog alors ?
- Parce que j'ai envie qu'on me lise et qu'on me dise ce que je vaux.
- Ca marche ?
- Parfois oui, parfois non.
- Ah bon ?
- Oui. En fait c'est juste que les gens ne comprennent pas forcément ce que j'écris.
- C'est-à-dire ?
- Tu sais, je crois que les gens ici l'ont compris, et deux le savent, "par amour des mots" c'est un blog secret.
- Oui, pourquoi d'ailleurs ?
- Parce que je parle de choses trop personelles et que je ne veux pas que mes proches le lisent. Mais les gens qui lisent mon blog savent ça.
- Si ça te pose un problème, pourquoi tu leur as dit ?
- Parce que c'est la vérité. Et même si je cache un peu mon identité ici, je suis quelqu'un de sincère.
- C'est une belle qualité ça, Sarah.
- Merci. Mais ce n'est pas là où je voulais aller.
- Tu voulais aller où ?
- En fait, comme j'ai tout de suite fait comprendre que ce que j'écrivais ici était vrai, les commentaires qu'on me laisse n'ont rien à voir avec le style ou la forme, mais seulement le fond.
Souvent, ça me touche. Je suis émue de savoir que des gens que je ne connais pas du tout estime eux aussi qu'un mec qui ne me rappelle pas, ne vaut pas la peine.
Mais souvent, ils ne font pas la différence et ils croient que tout est vrai.
- Ce n'est pas le cas ?
- Non.
- Ah bon ? Mais je croyais que tu n'écrivais que sous le coup de l'émotion ???
- Ah tu ne vas pas t'y mettre non plus ! Oui, j'écris sous le coup de l'émotion. Je suis énervée, j'écris mon coup de gueule. Je suis triste, j'écris. Je suis amoureuse et heureuse, j'écris.
Mais je n'écris pas forcément la vérité.
- Pourtant je t'ai toujours entendu dire qu'il y avait toujours une part de l'auteur dans les mots qu'il couche sur le papier.
- Oui, c'est vrai.
- Je ne comprends plus rien !
- Tiens, je vais te donner un exemple tout simple. Harry Potter.
- Quoi, Harry Potter ?
- Harry Potter est sorti tout droit de l'imagination de J.K Rowling, n'est-ce-pas ? Elle l'a crée d'elle même, lui ses amis, ses ennemis, son école et sa façon de vivre, n'est-ce-pas ?
- Certes... mais c'est un bouquin pour les enfants !
- Et alors ? il parait qu'elle l'a d'abord écrit pour ses enfants. Ca a peut-être fait d'elle la 3è richesse d'Angleterre, mais elle a dû penser à ses enfants à chaque fois, non ?
- Peut-être...
- Ce n'est qu'une théorie, mais ce que j'essaie de t'expliquer c'est que ce n'est pas parce que j'écris que j'ai envie de me suicider que j'en ai réellement envie.
- Si tu écrivais un texte sur le suicide, tu me ferais vraiment peur !
- Tu ne devrais pas. Surtout toi qui me connait. Tu sais à quel point j'aime la vie. Si j'écris un texte sur le suicide, c'est peut-être tout simplement parce que je passe par une phase noire,
et que j'ai entendu un fait divers à la radio et mon imagination se crée et j'écris un texte. Pour me libérer. Tu comprends ?
- Je crois...
- Je vais résumer. Toi qui lis mes deux blogs, tu y vois une différence ?
- Bah oui, le sujet est pas le même...
- J'écris quand même un peu sur l'autre blog, non ?
- Oui.
- Tu as vu ce texte sur une jeune fille qui s'appelle Alice ?
- Ah oui, ça me dit quelque chose !
- Et bah voilà, c'était en pleine nuit, j'ai vu cette image dans mon rêve. Et j'en ai crée un texte. C'était un sentiment qui me plaisait. Je l'ai crée, c'est tout.
- Mais ce que j'ai du mal à comprendre c'est discerner le vrai du faux !
- On s'en fout de ça! Ici je suis Sarah. Sarah, ce n'est pas mon vrai prénom. Mais Sarah c'est moi quand même. C'est une partie de moi que je me permets de révéler au monde uniquement ici.
Parce que c'est ici que je veux écrire. Ecrire pour être lue. Et je n'ai pas envie de te dire "tel texte c'est vrai, tel c'est imaginé". Peu importe. Oui, j'écris toujours sous le coup de l'émotion,
quand une image apparait devant mes yeux, quand quelque chose m'énerve, quand je pleure, quand je rêve, quand je fantasme, quand je me souviens. Mais à quoi bon écrire
si je ne peux m'amuser à déformer un peu la vérité ?
- Pour être lue ?
- Exactement, j'écris pour être lue.