Dimanche 12 août 2007
Cher journal,

cette nuit j'ai fait des rêves étranges mais tellement agréables.
J'ai rêvé que Justin Timberlake m'embrassait !!!!! Ah bah oui, quand même, pas mal non ? ;-)

En fait, j'étais à son concert et étrangement, il chantait juste derrière moi. Je chantais par dessus lui et je disais "i want you to kiss me now!".
Et là, il se penche et m'embrasse tendrement sur la bouche.
Hummmmm.... jamais je n'aurai voulu me réveiller !
Etonnée, je l'embrasse en retour (bah oui, quand même, c'est Justin! quelle fille ne llui rendrait pas son baiser??)
Et là il me dit "c'est toi qui a dit : i want you to kiss me now". (Alors qu'il savait très bien que ce n'était que les paroles de SA chanson!)

Et puis voilà qu'on est en backstage et qu'on se fait des câlins (bizarrement, je suis presque nue. Je n'ai qu'une chemise d'homme sur moi, pas de sous vêtement. Mais je ne me sens pas honteuse. Et ce n'est pas parce qu'on vient de faire des folies de notre corps!)
Il doit aller en Allemagne pour finir sa tournée.
Je lui donne mon numéro et il me donne le sien. Ce que j'aime bien dans ce rêve c'est qu'il suffit d'un smack pour que Justin Timberlake soit mon mec!
(qui a dit que j'étais en manque de mec???)

Mais il me demande de l'aider à apporter ses valises sur le parking devant l'hôtel.
Je vais dans sa chambre, au 5è étage où toutes les portes sont ouvertes. Dans sa chambre c'est le bordel. Il n'a même pas fait ses valises!
Là, je m'énerve mais je n'ai pas le choix, je fais ses valises (il y a plein de sac à dos qu'il faut remplir de petites choses inutiles qu'on a tous tendance à apporter avec soi en voyage...)

Bref, après je me retrouve dans une espèce de théâtre géant où tout le monde fait la queue pour apercevoir les stars mais moi j'ai un statut privilégiée.
Bon, le reste du rêve est tellement sans queue ni tête que je ne peux pas le raconter et puis il n'y a plus de Justin pour me faire flotter...

En soi, un rêve sympa n'est ce pas ?
Mais c'est quand j'ai entendu la voix de cet homme dont les douces lèvres ont embrassé les miennes en rêve, à la radio que j'ai eu un flash.

Justin, c'était l'incarnation de Humphrey...

Bah oui, parce que voilà, je suis allée me couchée avec un nénuphar dans les poumons.... Seule, mais quand même avec tout plein de papillons jaunes qui virevoltaient autour de moi.

A 23h45, Humphrey se connecte sur MSN.
Comme il a entamé la conversation hier, j'estime que c'est à mon tour :
"Hello, pas trop dur la reprise du boulot ?
"salut toi"

J'adore quand un mec me dit "salut toi". Je trouve ça tellement affectueux... J'ad-or-e!

Bon, on a échangé quelques banalités et puis il me dit : "tu travailles pas ce soir, tu aurais pu sortir". Ce à quoi je réponds que j'ai été en vadrouille toute la journée et que de toute façon,
tout le monde est en vacances. J'ajoute que je lui aurai bien proposé d'aller boire un verre mais je savais qu'il travaillait.

Il m'a répondu : j'ai bien un verre à la main pour compenser mais si je t'invitais à le partager avec moi, ça pourrait être mal vu.
"pourquoi?"
"un garçon qui invite une fille chez lui à 00h00, c'est pas toujours bien vu"
"et une fille qui invite un garçon chez elle?"

C'est comme ça qu'il a bien voulu changer son pantalon de pyjama pour un jean et ses pantoufles pour des baskets pour venir chez moi à 00h30!!
(on habite juste à côté maintenant cher journal. Je ne sais pas s'il l'aurait fait s'il avait du mettre plus que 5 minutes à pied...)
Je lui avais fait promettre de bien se tenir et il m'a répondu qu'il n'avait pas l'habitude de faire pipi sur le tapis du salon.

Moi, j'étais pas maquillée, en jean et tee-shirt, pas coiffée.
Bon, j'avais 20 minutes devant moi.
J'ai rangé un tout petit peu. Mais je me suis dit : c'est moi, je reste comme ça.

J'ai eu le temps d'envoyer un email à ma meilleure amie pour lui raconter mais j'avais très peur parce qu'une fille qui invite un garçon chez elle un samedi soir à 00h30, quand ils savent tous les deux qu'ils se plaisent, ça peut se finir en batifolages et s'arrêter là.

Comme l'isolation est pas très bonne chez moi, je l'ai entendu monter les escaliers. Et à chaque pas qu'il faisait mon coeur battait de plus en plus vite.
Il a frappé trois petits coups timides sur la porte.

J'ai ouvert et OH MY GOD, qu'est ce qu'il est beau ! Il s'est coupé les cheveux depuis la dernière fois. Ca lui va mieux.
Il a un jean, une chemise blanche et une veste noire.
Il est resté un instant sur le palier. J'aurai pu à cet instant l'attraper et l'amener directement à moi pour qu'il soit tout près de moi...

Je me suis contentée d'un "entre je t'en prie!"
Je lui ai fait une visite rapide (c'est petit chez moi!) et puis on a ri parce que je n'avais que du jus de pomme en brique à lui proposer.
Mais c'était rigolo de boire du jus de pomme en brique!

On était assis sur le canapé et comme jusqu'alors, on a discuté de tout et de rien.
Et plus je l'entends parler, plus je l'apprécie. Plus j'ai envie de le connaître, plus j'ai envie de m'approcher de lui et d'être contre lui et de me sentir protégée dans ses bras...

Je me rendais compte qu'au fur et à mesure je me rapprochais de lui alors que lui était sur le coin du canapé.
Je lui ai fait la remarque à un moment, il m'a répondu que s'il se mettait trop à l'aise sur le canapé il s'endormirait!

Et évidemment, j'ai réussi à savoir pourquoi, mais pourquoi il ne m'a pas appelé pendant tout ce temps.

"tiens, je suis passée devant ton resto l'autre jour"
"tu passes et tu dis pas bonjour ?"
"Il était 13h donc je me suis doutée que si tu étais là tu serais en plein rush et puis surtout, je ne savais pas si tu étais en vacances ou pas, j'avais pas de nouvelles..."
"ah oui..."

Et c'est là qu'il m'a expliqué qu'il avait eu beaucoup de choses à faire et qu'il n'avait même pas appelé sa mère en 3 semaines.
Bon, pour moi c'est pas une excuse et ça me déplaît.
Mais je lui ai dit : "oui mais tu sais quand on est une fille et qu'un mec ne nous rappelle pas, on se dit tout de suite : c'est bon il est plus intéressé, je lâche l'affaire".

C'est là qu'il m'a répondu que lui n'était pas un mec normal. Et qu'il ajouté : est ce qu'un mec normal répondrait à une fille qui le rappelle seulement 6 mois après ?
Je pense que n'importe quel mec qui n'a pas de femme dans sa vie répondrait à la demande de n'importe quelle femme qui lui plaît un minimum...

Bon, on a continué à discuter. Il était correct, très correct, trop correct. Il ne m'a pas touché (même pas fait la bise pour dire bonjour!).
Moi, je voulais l'embrasser et me recroqueviller dans ses bras...
Mais je l'écoutais parler avec plaisir parce que décidément, j'aime vraiment tout ce que je découvre derrière ce mec qui m'a dragué dans un bus à Noël dernier...

Et puis on a parlé du fait qu'il était détaché.
"oui c'est vrai, tous mes potes me le disent. Mais en fait je ne suis détaché qu'à cause des choses de la vie. Je suis quelqu'un de très attaché et j'ai trop souffert.
Je me suis trop cassé la gueule et en arrivant à la dernière marche je me suis dit : là, il faut arrêter parce que si tu tombes de cette marche là, c'est fini.
Alors maintenant je fais attention, je prends du recul et je prends mon temps pour être sûr que je fais la bonne chose et que je ne m'attache pas à quelque chose qui va me faire du mal."

J'ai peut être entendu ce que je voulais entendre mais j'ai entendu qu'avec moi, il prenait son temps pour être sûr parce qu'il ne voulait pas souffrir.
Hey, Humphrey ! You know what ? Me too !!!!! Mais je préfererais ne pas attendre trop longtemps... ;-)

Je crois que je lui plais quand même. Toi aussi cher journal tu le crois ?
Bah oui, il est quand même venu chez moi à 00h30 alors qu'il était crevé et déjà en pyjama ! Et puis il m'a dit que pour moi, il changerait la sonnerie de ses sms si jamais je voulais lui
en envoyer un à 3H30 du matin...
J'adore, j'adore, j'adore ! J'espère pouvoir le voir régulièrement et pas ne pas avoir de ses nouvelles pendant trois semaines à nouveau.
Il est parti vers 2h30. En me faisant la bise. Mais quand on se fait la bise il y a ce petit truc qui fait que nos lèvres sont tout de même assez proches l'une de l'autre...

Tu sais, c'est vrai qu'entre les deux mon coeur balance.
C'est étrange. Dans la soirée, bien avant que je ne parle avec Humphrey, Stéphane m'a appelé. On a discuté comme ça pendant 25 minutes.
De notre journée, d'un peu tout et rien. Comme un couple. Ca fait 2 ans bientôt que j'entretiens cette relation avec Stéphane. C'est la première fois qu'on s'appelait comme ça,
comme un couple quoi !
Je lui ai dis d'ailleurs. En plus, il m'appelait "ma puce" tout le temps. Il m'appelle souvent comme ça. Mais l'addition rendait ce simple coup de fil un peu plus étrange...

Et quand une heure après avoir raccroché je me suis mise à avoir le coeur qui battait parce qu'un autre homme se connecte sur MSN, j'ai eu l'impression de trahir Stéphane.
Pas de le tromper, vu que je ne suis pas avec lui.
Mais bel et bien de le trahir.
Ce n'est pas "entre les deux mon coeur balance".
C'est "avec l'un ce n'est pas possible" et avec l'autre c'est : "ce n'est pas encore le bon moment".

Est ce que ça fait de moi quelqu'un de pas bien de passer du bon temps avec l'un en attendant que l'autre soit prêt ?
Sachant que l'un est au courant de l'autre, mais l'autre pas de l'un ?

J'espère vivement pouvoir venir te voir un jour cher journal et cesser de te raconter les méandres de ma petite vie amoureuse et pouvoir simplement te parler des futurs projets
que j'entretiens avec mon petit ami.
Alors si toi tu croies en quelqu'un là haut, prie pour moi. Moi, je ne crois pas qu'il y est quelqu'un là haut. Mais je vais continuer à venir me confier à toi parce que ça me permet de prendre du recul.
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Samedi 11 août 2007
Cher journal,

gros coup de blues ce soir.
Pourtant, mon week end s'est super bien passé.

Vendredi (je ne travaillais pas) j'ai passé la journée avec ma famille. Enfin, mes parents.
Ca m'a fait du bien.
Et puis vendredi soir j'ai pu aller dormir chez Stéphane même si je n'ai pas pu dîner avec lui alors que la veille, il me disait qu'il y avait de grandes chances qu'il soit libre pour le dîner.
Mais j'ai compris. Qu'il y ait une chance ou mille qu'il travaille, le résultat est qu'il travaille.

Ensuite samedi soir, j'ai dîné avec mes soeurs. Ma grande soeur, une artiste en cuisine a préparé le dîner pendant qu'on discutait de nos histoires de filles.
Et juste avant qu'elles n'arrivent, cerise sur le gâteau : Humphrey me parle sur msn!
Ca fait une semaine qu'il est connecté tous les jours, une fois j'ai risqué un "salut" qui est resté dans le vide et voilà que, de nul part, il me parle.

On a échangé des banalités un peu.
Et puis au bout de 10 minutes je lui ai dit "dsl, je ne peux pas rester, je dîne avec mes soeurs". Sous entendu : tu vois, j'ai une vie et je ne suis pas à ta disposition.
J'ai ajouté : si tu as tjrs envie, ça me ferait plaisir de te voir.
Il m'a répondu : ça me ferait plaisirrrrr (avec tout ça comme "r"!) et avant que je n'ai le temps d'ajouter quoi que ce soit il me dit : "appelle moi".

Non mais je rêve !
Appelle moi, toi ! moi, je n'attends que ça ! J'ai passé une semaine il y a deux semaines à t'appeler et tu n'as jamais répondu ! Là, mon bel Humphrey, c'est bel et bien à toi de m'appeler.
Pour qui tu te prends ??

J'ai dit tout ça comme ça : "je crois que c'est toi le plus occupé de nous deux, je ne travaille pas jeudi, vendredi et samedi, appelle moi dès que tu as un moment de libre."
Ah oui, aussi, il avait fait une allusion comme quoi je n'aurai peut être plus son numéro donc j'ai ajouté : et si j'ai encore ton numéro, pourquoi toi, tu n'as plus le mien?
Il a répondu : "si, bien sûr, que crois tu"
J'avais trop envie de lui répondre : "je ne sais pas, tu ne l'as pas utilisé pendant tout ce temps!!!"

Bon, ça m'a un tout petit peu rassuré mais voilà, j'ai réussi à lui faire comprendre que c'est à lui d'appeler maintenant.
J'ai tout de même terminer sur un "bisous" parce que ça peut vouloir dire plein de choses "bisous".
Je me dis qu'il faudrait peut être que je lui envoie un texto demain ou après demain, pour lui montrer que je pense quand même à lui et qu'il ne doit pas avoir peur de m'appeler.

parce que malgré tout, malgré le fait qu'il ne m'ait pas appelé pendant trois semaines, il reste... Humphrey avec tout ce qui me plaît chez lui ! Et j'ai trop envie d'essayer et j'étais trop contente (comme une vraie gamine) qu'il me parle.

Bref.
Ce n'est pas trop pour ça que j'ai un coup de blues.

Aujourd'hui, j'ai participé à un grand pique-nique avec pleins de gens que je ne connaissais pas.
Stéphane devait venir avec moi.
Mais devine quoi, cher journal ? Il a travaillé !!
D'ailleurs, ça m'a vraiment énervé et je lui ai dit que ça m'énervait qu'il soit maqué avec son boulot et pas avec moi. Il m'a répondu : "tu m'engueules?"
J'avais trop envie de lui dire que oui, mais je n'oserai jamais l'engueuler parce que je sais que ça ne sert strictement à rien.

Il voulait qu'on se voit demain soir, mais il sait que je travaille.
Il m'a dit que peut être ce soir s'il ne rentrait pas trop tard, on pourrait aller boire un verre en hauteur.
Mais je sais qu'on ne pourra pas.

Et ça m'enerve !!!!!
Et puis avec Humphrey c'est compliqué ça m'enerve !!!!
Et j'ai passé une très bonne journée mais voilà, je me retrouve, encore une fois, seule chez moi, à manger sur un coin de table rapidement juste pour ne pas crever de faim,
avec mon chat qui ne veut que des câlins, en écoutant les voisins qui ne sont pas parti en vacances passer du bon temps entre amis.

I'm sick of being alone!!!!!!!!!!!
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Mardi 7 août 2007
Cher journal,

je viens te voir très rapidement aujourd'hui pour te rassurer : je ne te laisse pas tomber.
J'ai juste repris le travail ! Finies les vacances, j'ai moins de tems pour toi, moins de temps pour rêver au prince charmant.

Moins de temps pour lire les autres, moins de temps pour réfléchir à ce que j'ai envie d'écrire.
Ce week-end, j'ai eu l'idée d'écrire un livre sur mes grands-mères. Ecrit par ma fille, Clara, qui elle, a eu envie d'écrire sur ses arrières grands-mères.
Mais si je veux faire ça bien, je dois réellement faire des recherches et me fixer un emploi du temps, chose que je suis incapable de faire puisque j'écris uniquement lors que j'en ai envie.

Je m'étends trop, il est 6h30, j'ai pris mon petit-déjeuner mais pas ma douche encore.
Mais j'ai eu envie de venir te voir rapidement parce que voilà, malgré tout, mon bel Humphrey me hante...

Je pense à lui tout les jours, espérant secrètement tomber sur lui dans la rue.
Et j'imagine tous les scénarii possible : faire la fille qui s'en fout mais qui est contente de le voir ? Faire la fille qui ne s'en fout absolument pas et qui va lui gueuler dessus : 'mais pourquoi, pourquoi tu ne me rappelles pas?"
faire la fille franche : 'tu sais, Humphrey, on s'est bien entendu toi et moi. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé pour toi mais si tu fais un autre essai, si tu viens me draguer à la sortie du bus,
si tu me proposes d'aller boire un verre ou d'aller me promener à Montmartre, j'accepterai volontiers.'

De toute façon, je ne le croise pas dans la rue.
Mais je le croise sur MSN,

Il est là. Je sais qu'il est là malgré son "retour immédiat". Le reste de son pseudo change au fur et à mesure des chansons qu'il écoute.

Je me lance.
J'ouvre une fenêtre de conversation : "salut, ça va?" ça, c'est la fille qui n'en a rien à foutre.
Il y a une photo de lui, avec des oreilles de diablotin et un sourire qui ne lui rend pas du tout son aspect d'Apollon qui m'avait frappé jusqu'alors.

Il ne me répond pas.
Je le hais.

J'hésite à lui envoyer un message, demain, après-demain? faire la fille détachée qui ne veut que de ses nouvelles...

Je dis que s'il me rappelait ça serait trop tard.
C'est faux.
J'ai trop rêvé de lui pour passer à côté.

Mais il ne me rappelera pas, n'est-ce-pas ?
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Dimanche 5 août 2007
Cher journal,

Bizarrement, je repense à Humphrey ces derniers jours...
Pourquoi ? Pourquoi alors qu'il ne me rappelle toujours pas ?
Et bien parce que je ne peux m'empêcher de penser que j'aurai pu vivre quelque chose de merveilleux avec lui.
Mais pourquoi ne me rappelle t il pas ?
Surtout que maintenant que je sais qu'il habite à côté de chez moi, je pense tout à le temps à lui dès que je sors faire des courses.
Et même dès que je sors tout court. Entre chez moi et le métro et entre le métro et chez moi, une seule idée en tête :
tomber sur lui.

Pourtant, Stéphane est toujours là.
Mais bon, avec Stéphane, rien ne change et rien ne changera jamais.
Il m'apporte de la tendresse et de l'affection, et plein d'autres choses encore quand je suis avec lui mais quand je ne suis pas avec lui,
je suis toujours autant en manque de mec.

En manque de mec.
Ca veut dire que je veux vivre une relation, être en couple, amoureuse et être avec mon mec pour la vie.

Je sais, cher journal, tu vas me demander ce qu'il en est de ce jeune homme à la plume si douce...
Et bien je ne sais pas mais pour des raisons que j'ai du mal à expliquer, je ne crois pas que ce soit lui mon prince charmant.
Je ne m'étendrais pas là-dessus, je n'ai pas envie.

J'avais juste envie de venir t'écrire parce que je n'ai aucune envie d'aller me coucher seule ce soir.
Et pourtant, il faudra bien.

Donc entre toi, mon journal qui m'écoute, mon chat qui ne veut que des câlins et qui maudit l'ordinateur, et un livre qui saura
me faire voyager, je vais peut-être trouver un peu de réconfort.

Bonne nuit cher journal et à bientôt.
Sarah.
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Mardi 31 juillet 2007
Chèr Journal,

Je ne viens pas te voir aujourd'hui pour te parler de Humphrey ni même de Stéphane.
Je viens te voir parce que je me sens horriblement seule.
D'ailleurs, hier soir, j'ai écrit un texte sur ce sujet. Je vais le poster, bientôt, sûrement.

Ca ne fait pas longtemps qu'on se connait donc il faut que je t'écrive une petite introduction, avant d'entrer dans le vif du sujet.

Avant, la solitude était quelque chose qui me faisait horreur.
Dès que je me retrouvais seule, sans trop savoir quoi faire, je me mettais à pleurer et à flipper, à appeler des gens qui me sont proches pour qu'ils me consolent.
Et puis tu vois, comme j'ai jamais eu une vie sociale très développée (j'en ai une, mais pas très développée...), je n'ai jamais eu un carnet d'adresse
sufisant pour palier à cela.

J'ai toujours mis ça sur le compte de ma famille nombreuse et du fait que je n'ai jamais été seule, même dans le ventre de ma maman.

Jusqu'au jour où, il y a quelques mois seulement, mon mec (mon ex donc aujourd'hui), intello et psy m'a dit : "je ne sais pas quoi faire pour t'aider,
mais à chaque fois que tu me parles de ça je sens que ça te fait du mal. As-tu déjà penser à aller voir un psy?"

De la part d'un psy, ça ne m'étonnait pas. Et oui, j'y avais déjà pensé et on me l'avait déjà dit. Mais lui avait une solution concrète : sa meilleure amie avait un cabinet sur Paris.

J'y suis allée.
Et dès la première séance j'ai compris qu'en fait, si je n'aime pas être seule, c'est parce que je ne m'aime pas.
Je n'aime donc pas me retrouver seule avec moi même.

A l'époque, j'hébergeais une amie, j'avais un copain et mon boulot commençait seulement à me faire chier. On peut dire que ça allait.

Bref, depuis j'ai fait beaucoup de progrès.
J'ai crée mon blog (le "vrai"), un truc à moi et rien qu'à moi, que je fais pour moi, sur quelque chose qui me plait à moi.
Et puis j'avais hâte de me retrouver seule chez moi pour ça. Je n'en pouvais plus d'héberger mon amie.
Bref, être seule ne me faisait plus peur et j'arrivais à comprendre que ça faisait du bien, parfois.

Et puis mon mec m'a quittée. Mon amie est partie.
Je me suis retrouvée seule dans ma vie et seule chez moi.
Seule chez moi, franchement, c'est le pied. J'ai beau avoir pris un chat pour me tenir compagnie, en fait, contrairement à toutes attentes,
j'adore vivre seule.
Bah oui, je mange ce que je veux quand je veux, je prends une douche quand je veux, je peux aller aux toilettes la porte ouverte,
faire le ménage en chantant à tue-tête, avoir un chat justement (ce que je ne pouvais faire quand mon amie était là à cause de ses allérgies)
Bref... là-dessus, tout va bien.

Mais être seule, non.
D'ailleurs le soir où mon mec m'a quittée, j'ai fini une connerie, évidemment. Mais comme j'ai appris de mes erreurs, je n'ai pas couché avec la connerie et je ne lui ai
pas donné mon numéro de téléphone non plus
Et puis deux soirs plus tard, j'ai rappelé Stéphane, à qui j'avais dit adieu.

Et maintenant, Stéphane est de retour dans ma vie. Un peu comme s'il n'était jamais parti.
Et aujourd'hui, voilà je me sens super seule.

Quand je vais dire ça à ma psy (en vacances depuis trois semaines), je sais qu'elle va me dire "et pourquoi vous ne m'avez pas appelé ?"
Je l'ai appelé pour lui parler de Humphrey, la toute première fois, le tout premier jour. Parce qu'une autre bonne nouvelle était tombé en même temps.
Et c'était juste avant de partir en vacances.
L'appeler pour lui dire que je suis seule, que Humphrey ne m'a pas vraiment rappelé, que mes vacances ont été pourries
et que je me suis pris la tête avec mon boss... non.
Ca serait trop d'avoir la réalité en face comme ça.
Mais je vais lui dire que c'est parce que je voulais essayer de surmonter ça... seule.

Sauf que je n'y arrive pas.
La preuve en est que ça fait deux heures que mon estomac gargouille et que je ne peux me résoudre à me faire à manger.

La preuve en est que je me suis accrochée à Humphrey, aux paroles que j'ai échangées avec lui une nuit au téléphone, à son attitude quand on s'est vu,
à sa passion des livres, à son envie d'écrire, à ses projets ambitieux, à sa voix de tombeur et à ses yeux bleus d'ange.
Je me suis accrochée au fait qu'il est le seul mec à m'avoir draguée dans la rue et pour qui ça a "marché".

Et puis ces quelques jours, ça allait mieux.
Parce que je me suis accrochée à autre chose. J'ai rêvé d'un homme dont je ne connais rien, ni le prénom, ni le visage.
Voilà, je rêvais de le rencontrer et de tomber sur la perle rare.
Seulement je n'avais pas pensé que peut-être lui avait déjà quelqu'un dans sa vie, malgré les compliments qu'il me fait.

Pourquoi j'ai toujours l'impression que l'homme attend ce que la femme attend ?

Et tu vois, cher journal, mon chat a beau détester mon ordinateur et vouloir me faire des câlins à chaque fois que je suis dessus,
ce n'est pas les câlins d'un chat dont j'ai envie. Ce dont j'ai envie, c'est envoyer un texto à Stéphane pour aller le voir ce soir.
Juste pour ne pas être seule.
Pour ne pas manger seule.
Pour ne pas dormir seule.

Certes, Stéphane est bien plus qu'un palliatif à ma solitude, il est bien plus qu'un "plan cul". Mais il est là, lui. Pas tout le temps, c'est vrai.
Mais en règle général, sa porte m'est toujours ouverte.

Je dois voir un ami aujourd'hui en plus, je dois aller chez mes parents et je voulais en profiter pour lire dans le jardin, puisqu'il fait beau.
C'est mieux que de lire dans mon appartement.
Mais autant je déteste être seule, autant j'ai envie de m'enfoncer dans cette solitude.

Tout comme j'ai faim mais je ne mange pas.
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Lundi 30 juillet 2007
Cher journal,

tu as fais quoi comme étude toi, pour devenir mon confident sans jamais me donner de réponses ?
Parce que moi, je pense que j'aurai dû faire des études de psychologie masculine. J'aurai peut-être beaucoup plus compris les choses de la vie.
En fait, j'aurai dû être journaliste pour Cosmo Homme.

Parce que si les hommes lisent cosmo Femme, ils peuvent tout comprendre à notre cerveau qui dit non quand notre coeur dit oui.
Mais je ne sais même pas si Cosmo Homme ça existe.
En fait, il faudrait un manuel de l'Homme.
Ca existe ça, tu crois ?

Eh oui, tu l'as compris cher journal, Humphrey est sorti de sa tannière.
J'étais tranqillement chez moi, faisant le tour des blogs, tout en ayant comme seule compagnie mon chat, quand je vois une petite fenêtre bleue
apparaître en bas à droite de mon écran :
"Humphrey" vient de se connecter.

Ah ? Tiens... Je fais quoi là ?
Bon, de toute façon dans 15 minutes je pars rejoindre Stéphane. Alors j'attends de voir s'il me parle.
J'ouvre la fenêtre de conversation sans rien écrire, juste pour voir le petit bonhomme qui me dit en tout petit, comme s'il chuchotait :
"humphrey est en train de composer un message".
Sauf qu'il reste très silencieux.
Alors je me lance. Je veux être fixée.

"Salut
Salut, dsl j'étais à la campagne j'avais pas pris mon portable".

Alors là, grande question : il n'a pas pris son portable, c'est différent que "oublier". Ce qui voulait dire qu'il ne voulait pas qu'on le fasse chier.
Donc qu'en fait, il s'en fout de moi aussi. Mais je ne lui ai rien demandé, il s'est excusé direct.
Et d'un autre côté, il pensait que j'étais en vacances toute la semaine. Donc il pensait qu'on ne pourrait pas se voir.
Je ne sais pas...

La conversation continue doucement. Il déménage. Il va habiter à quelques rues de chez moi seulement.
Si je calcule bien, on ira même faire nos courses au même endroit...
Il m'a demandé si mes vacances s'étaient bien passées... bah non. Je lui ai expliqué en une phrase le coup de Greg et j'ai adoré sa réponse :
" nooooonnnnn ????????"

Il a l'air de se soucier un peu de moi là ? J'en sais rien en fait...

Bon, l'heure tourne et je joue la meilleure carte :
"je dois te laisser, je vais dîner avec un copain". Voilà, cher journal, c'était vrai mais c'était idéal : lui montrer que je ne l'attends pas et qu'il y a
d'autres hommes dans ma vie.
j'ajoute un "si tu veux qu'on se voit, appelle moi".
Donc là, mon bel Humphrey, tu n'as plus d'excuse. Et je ne décrochais pas mon tél pour t'appeler. C'est à toi de jouer maintenant.
Les cartes sont entre tes mains.

Et là, pas de réponse.
Bon, je finis par me dire que peut-être comme la dernière fois, il a des problèmes de connexion.
Et s'il ne m'envoie pas de texto pour me le dire, c'est qu'il n'a pas de crédit. Et comme on est dimanche, il ne peut pas aller en acheter.
Alors vu ses horaires, normalement, demain à 18h il devrait m'avoir appelé, ou envoyer un texto, s'il a vraiment envie que quelque chose
se passe entre nous.

Voilà.
J'appelle tout le monde, surtout mes amis mâles pour avoir leur avis parce que franchement, je ne suis pas contente et je reste tout aussi confuse.
Il m'a parlé mais ne m'a pas dit qu'il voulait me voir et surtout c'est moi qui ait engagé la conversation !!!

Voilà, j'ai passé la soirée avec Stéphane.
Je lui ai dit pour Humphrey. Je veux le tenir au courant des avancées parce que je tiens trop à lui pour que le jour où il me propose à nouveau
une fondue chinoise je lui réponde par sms : "je peux pas ce soir" et de là, il comprenne tout de suite.
Mais j'ai passé une excellente soirée.
On est allé dans un nouveau resto, italien, très beau. Avec un serveur charmant et une patronne un peu bizarre.
On a parlé de livres, j'adore quand on parle de livres.
On est rentré, on a regardé un film.
On a fait l'amour.
On s'est endormi et puis il est parti travailler ce matin.
Je me suis levée 2h plus tard.
Comme d'habitude.
Stéphane est peut-être l'homme le plus incompréhensible sur Terre, mais je le comprends beaucoup mieux que Humphrey!
Stéphane est affectueux en ce moment... probablement parce qu'il sent que je vais à nouveau partir.

Je me demande encore aujourd'hui si Stéphane est l'homme de ma vie... mais non. Ce n'est pas possible de toute façon.
Même s'il n'y avait pas mes parents, Stéphane n'est pas un homme pour moi.
Et ça je le sais.

C'est pour ça que je me prends à fantasmer, souvent, de "rencontres inachevées"...
Je ne rêve même plus de Humphrey là.
Tant mieux, non ?
Il avait l'air génial. Mais finalement, dans toute la toile d'araignée, il y a peut-être encore mieux, pour moi ?
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Jeudi 26 juillet 2007
Cher journal,

je me tourne vers toi aujourd'hui car je ne sais plus quoi penser, plus quoi être, plus quoi faire.

J'ai passé une semaine des plus étrange.

Il y a 8 jours j'étais euphorique. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il y avait ce jeune homme sorti tout droit du bus il y a 6 mois et qui me semble être mon Humphrey Bogart si je suis Lauren Baccall.
Il y avait la bonne nouvelle aussi au niveau du travail.
Et puis il y avait les vacances.
Le soleil était de la partie, Mégane aussi. J'allais passer des supers vacances.

Et puis le lendemain, il y a 7 jours exactement tout a basculé.
Humphrey ne m'a pas rappelé.
Greg a fait ce qu'il a fait.
Mon patron m'a fait chier, pour changer.

Ce fut une des pires journées de ma vie. Je devais me préparer à partir en vacances et finalement jusqu'à 23h30 je ne savais même pas si j'allais partir.
Je me rongeais les ongles jusqu'au sang parce que je n'avais pas de nouvelles d'Humphrey.
Quant à Greg... c'était déjà fini pour lui.

Finalement nous sommes parties avec Mégane. Et puis Humphrey m'a rappelé... il avait oublié son téléphone chez un pote. Il m'a rappelé quand j'étais dans le TGV, ça coupait tout le temps et je n'ai pas pu en savoir plus.
J'ai passé quelques jours agréables avec Mégane mais ce n'était pas les vacances prévues.

Le retour sur Paris fut une grosse claque.
Heureusement que le chauffeur de taxi m'a proposé une cigarette car j'étais en train de pleurer derrière mes lunettes noires.

Pour ne pas me jeter dans les bras de Stéphane, à qui j'ai parlé de Humphrey, je suis allée manger avec ma mère.
J'étais encore en train de m'apitoyer sur mon sort quant elle m'annonça que ma grand mère était entré à l'hôpital, ainsi qu'un décès d'une personne de la famille qui m'est assez éloignée.
Je me suis trouvée ridicule, à nouveau, évidemment.

En rentrant chez moi j'ai envoyé un sms à Stéphane, lui disant que j'étais de retour et déprimée. Il m'a répondu "je ne sais pas quoi te dire à part te faire des gros bisous".
Je mourrai d'envie de lui dire : "dis moi : viens" mais voilà, je lui ai parlé d'Humphrey et même s'il ne s'est rien passé entre lui et moi et qu'il ne me rappelle toujours pas alors que je lui ai laissé un message en lui disant que je rentrais bien plus tôt que prévu,
ça ne se fait pas d'aller dormir avec Stéphane. Pour Stéphane, en fait.

Alors je suis rentré chez moi, en compagnie de Harry Potter.

Avec Mégane on a décidé de passer la journée ensemble mercredi, pour pallier un peu à nos vacances gâchées.
On est allée se promener à Montmartre. J'adore Montmartre, je ne cessais de penser que Humphrey m'avait dit la même chose.
J'ai alors essayé de l'appeler et évidemment pas de réponse.
Je n'ai pas laissé de message.
Mégane était fatiguée et en avait marre de marcher.
Moi, j'étais heureuse d'être là et tout ça d'un coup ça a tout gâché.

Je pleurais presque derrière mes lunettes de soleil achetée 9euros parce que j'avais oublié les miennes à la maison, simplement parce que ma vie ne me plait pas aujourd'hui.
Certes je suis en vacances.
Mais les vacances à Paris c'est pas idéal...
Certes j'ai des amis. Mais ils sont tous partis ou en voie de partir... et pas forcément tout à côté.
Certes j'ai un toit, mais personne avec qui le partager.

Alors je n'ai pas réfléchi et j'ai envoyé un texto à Stéphane le suppliant presque de me dire que je pouvais dîner avec lui le soir même.
Evidemment, il avait un truc de boulot.
De toute façon, le soir où je lui ai parlé d'Humphrey il m'a dit "moi je suis maqué avec mon boulot"... Oui, Stéphane, ça fait 2 ans. Je m'en étais rendue compte par moi même!

Bref, je suis rentrée chez moi triste comme jamais, me consolant avec 300 pages de Harry Potter. Jusqu'à ce que je renvoie un texto à Stéphane pour aller boire un verre avec lui.

Il m'a proposé un verre en hauteur.
A 22h30, j'étais dans le hall du concorde lafayette.

Et le concorde lafayette a cet effet sur nous...
Je suis bien quand je suis avec Stéphane.
Je lui ai raconté mes vacances, je lui ai expliqué en détail ce que Greg a fait, je lui ai montré les photos rapidement, et puis on a parlé de nous un peu.
Lui aime bien notre relation complètement atypique.
Et puis quand je lui dis que je me trouve méchante vis à vis de lui d'être là dans ses bras, de farfouiller sa langue avec la mienne alors que je vais peut être lui dire bientôt qu'on va arrêter de se voir parce qu'Humphrey a pris la place que
je souhaite dans ma vie, il m'a répondu :
"Tu ne me mens pas. Alors je profite de ces moments avec toi".

Et puis j'avais cette migraine horrible. Je n'en avais pas eu depuis longtemps, pas des si fortes en tout cas.
En rentrant chez lui j'ai fermé les yeux tout du long pour que la lumière ne m'arrache pas plus de douleur. Je me suis laissé guidée par Stéphane qui était très content que j'aille dormir chez lui.

Il m'a fait un massage.
On a fait l'amour.
On a dormi.
Il est parti travailler ce matin pendant que je suis restée dormir.
Je n'avais plus de migraine.

Et me voilà de retour chez moi, prête à continuer la journée avec Harry comme simple compagnie, peut être sur les bords de la Seine.
Et je suis contente d'avoir passé du temps avec Stéphane mais tout ce que je veux, c'est que Humphrey m'appelle.

Parce que je ne comprends pas pourquoi il m'appelle pas !

C'est lui qui m'a dragué le premier.
J'ai passé plus de 3h au téléphone avec la nuit entre 1h et 4h du matin...
On s'est vu et il m'a dit : "appelle moi quand tu veux, on se voit vendredi".
Il m'a rappelé vendredi soir : "ah désolé, j'ai vraiment pas eu de chance pour t'appeler. J'ai oublié mon téléphone et en plus ma connexion Internet est complètement pété..., je suis vraiment désolé"

Alors, je lui plais, n'est ce pas ? Oui je lui plais ça j'en suis sûre.
Il me plait. Et ça, il le sait.
Il m'a rappelé au final.
Alors pourquoi là, il me rappelle pas ????

Franchement, cher journal, je ne sais plus quoi faire, plus quoi dire, plus quoi penser.
Je suis comme lors de ma rupture récente qui m'a poussé à nouveau dans les bras de Stéphane : pas envie de faire d'effort. Incapable de manger. Et quand mon estomac commencer à crier famine, je grignote un peu.
Et donc je ne prends aucun repas "normal" ou équilbiré et je continue à maigrir...

Alors, please... help
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Vendredi 13 juillet 2007
Cher journal,

je viens à toi ce soir dans un état d'émotion inqualifiable.
En fait si, je peux y mettre un nom : la tristesse.

Je suis rentrée chez moi et je n'avais même pas envie de mettre de musique. Et puis finalement j'ai choisi de me mettre une sélection de ballades.
Pas malin, n'est ce pas ?

Pour le moment, c'est James Blunt qui m'accompagne avec "Goodbye My Lover". J'ai toujours aimé cette chanson et je l'ai souvent écoutée dans ma voiture,
il y a un an ou deux, lorsqu'alors je prenais la voiture et non le métro pour me rendre chez lui.
Et je retrouvais notre histoire dans cette petite phrase "you have been the one for me".
Au passé.
Au passé révolu.

Je ne suis pas triste ce soir car je ne peux pas être avec lui.
Au fond, je le sais très bien alors je ne l'espère pas, même si ce n'est pas l'impression que je donne aujourd'hui lorsque je viens me confier à toi.
Oui, je le veux.
Mais on peut le vouloir sans l'espérer, non ?

Pourtant, aujourd'hui fut une belle journée.
Le soleil est apparu et je crois ne va pas nous quitter du week-end.
Je suis allée voir Harry Potter au ciné et contrairement aux premiers films, j'ai beaucoup apprécié celui-là.

J'ai rejoint ma soeur ensuite pour qu'on aille acheter des maillots de bain, vu qu'on part en vacances la semaine prochaine.
J'ai délibérement occulté le fait qu'elle m'ait dit "tu sais, je crois que maman s'en doute. L'autre jour elle m'a dit : je suis inquiète, elle ne parle pas beaucoup
de Bruno. J'espère qu'elle ne fait pas de bêtises"
Elle sait ce que j'ai vécu, mais je lui avais dit que c'était fini car ça l'était.
Ma soeur m'a dit : tu sais, elle sent ces choses là. Et je la crois car alors qu'elle était en vacances avec mon père à l'autre bout du monde, elle a senti que quelque
chose n'allait pas dans ma vie. Sans savoir quoi.
Bruno m'avait quittée.

Finalement, comme on ne trouvait rien, on a décidé d'aller manger chez nos parents.

Et puis automatiquement, ma soeur a appelé son copain pour savoir s'il voulait venir avec nous.

C'est là que la tristesse a commencé.
Ca fait plus de trois ans qu'ils sont ensemble.
Ils habitent ensemble depuis presqu'un an.
Et même si la semaine dernière il la faisait vraiment chier, aujourd'hui elle fait tout pour lui et s'arrange pour faire en sorte qu'ils puissent partir en vacances
ensemble en août.
Bref, ils sont heureux, amoureux après autant de temps et à chaque fois qu'on va chez nos parents, il est là.

Je l'aime beaucoup, sincèrement.
Mais voilà, même à Noël dernier il était là avec nous.
Eux, ils sont un couple, un vrai couple. Il fait partie de la famille maintenant et c'est tout simplement normal que pour ma soeur, il soit là quand elle sort.

Elle a compris ma tristesste et m'a dit qu'elle me demanderait la prochaine fois avant.
Je dis toujours que ça ne me dérange pas quand elle demande car c'est vrai. Je l'aime beaucoup son mec et je sais que mes parents l'aiment beaucoup, il s'entend super bien
avec notre frère et on l'apprécie tous.

Pendant le dîner, alors qu'il parlait à ma mère, j'ai dit à mon père "c'est fou ce qu'on retrouve de toi dans lui".

Voilà, comme tout le monde, ma soeur recherche l'image de son père dans son mec.

Je retrouvais énormément de mon père chez Bruno, et j'avais très hâte qu'ils se rencontrent et ait une grande discussion et un grand débat d'idées.
Mais il m'a quittée.
Et aujourd'hui, je ne sais même pas s'il y a un peu de mon père chez... je ne sais même pas comment l'appeler. Je ne lui donnerai pas son vrai prénom, même pour toi, cher journal.
Juste pour accuser le coup.
Même si aucune personne concernée ne te lira jamais.
Mais voilà, chez... Stéphane... je ne sais pas s'il y a un peu de mon père.

Et là, tu vois, il y a les feux d'artifice qui pètent dehors.
Mes fenêtres son ouvertes car il fait chaud, et par dessus les explosions colorées, j'entends des gens parler et je les imagine entre eux, riant, heureux.

Je ne suis pas malheureuse dans ma vie.
C'est faux.
Je ne suis pas épanouie et ça je te l'ai déjà dit.

Et ce soir, je suis spécialement triste.

Si tout se passe bien, demain soir, je suis avec "Stéphane". Je lui ai envoyé un texto car je me suis dit que c'était l'occasion pour enfin faire quelque chose de différent.
Je ne lui proposerai pas non plus d'aller regarder le défilé sur les champs élysées, mais la soirée au 33é étage du Concorde Lafayette me parait un très bon compromis
pour regarder les feux d'artifice en "amoureux". (surligner les guillemets)

Il ne m'a pas encore répondu.
Je ne sais pas s'il sera d'accord (peut-être qu'il s'en fout des feux d'artifice, peut-être qu'il y aura trop de monde, peut-être qu'il sera trop fatigué car il aura travailler toute la journée...)

J'en sais rien.
A cette minute, Ronan Keatin me chante que c'est quand je me tais que je lui dis vraiment que je l'aime.

Et je m'accroche à ces notes alors que ça pète de partout dehors et que je sens alors mon coeur exploser, lui aussi.
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Jeudi 12 juillet 2007

Cher journal,

je suis de retour plus vite que prévu.
Mais fallait bien le prévoir, j'ai passé la soirée et la nuit chez lui alors forcément, j'ai plein de choses à te dire!

Déjà, je suis crevée. Je suis partie de chez moi hier à 19h pour ne rentrer qu'à 18h aujourd'hui avec des chaussures qui me
meurtissent les pieds. Et je savais hier que ces chaussures qui m'ont coûté cher au portefeuille coûteront aussi cher à mes
petits petons.
Et pourtant, j'ai décidé de ne pas prendre de baskets dans un sac en plastique.
Aujourd'hui, crois moi, je regrette fortement !

Comme je te l'avais dit hier, nous sommes allés dans un resto à Neuilly, à 2 rues de chez lui. J'avoue que vu l'état de mes pieds,
au fond, ça ne me dérangeait pas.
Et puis j'aime bien ce qu'ils font dans ce restaurant. Lui a apparemment oublié que la dernière fois qu'on est allé là-bas, je l'ai quitté...
Enfin, il l'avait compris depuis quelques jours déjà, par de simples sms qui ne se voulaient absolument pas sms de rupture.
Mais il fallait que je lui parle en face à face pour lui expliquer.
Et ce soir-là, on était dans ce resto-là...

Au début, tout s'est bien passé. Comme d'hab. On a parlé du boulot. Il m'a un peu raconté sa journée, je lui ai parlé de la mienne
(surtout celle de la veille où j'ai enchaîné un entretien, une réunion et une conversation sur ma carrière avec mon chef...)

Et puis il m'a dit que ce week-end, samedi soir, il avait l'anniversaire de sa filleule. Déjà, j'ai dû réfléchir un temps pour savoir qui était
sa filleule car il est probablement encore plus athée que moi et ça m'étonne qu'il soit parrain. Mais je me suis souvenu rapidement
qu'un de ses meilleurs potes qui est un ancien collègue s'est marié avec une autre ancienne collègue et ils ont eu une petite fille.

Tout d'un coup, j'étais moins enthousiaste.
Puisque je suis en vacances, enfin un week-end où je ne bosse pas. Je voulais en profiter pour le voir. Et puis je pars en vacances
la semaine prochaine.
Alors là, j'ai sorti un "j'aurai bien aimé te voir ce week-end" et je lui ai rappelé que je partais la semaine prochaine.

Il m'a encore répété que jeudi et vendredi il n'avait pas le choix de ses soirées et qu'il ne pouvait rien y faire (le boulot, toujours...)
mais qu'il verrait pour samedi.
Et je me suis carrément permis un "je te propose pas de t'accompagner... ?"

C'est vrai, on n'a jamais fait ça lui et moi, passer une soirée avec ses amis à lui ou mes amis à moi.
Et puis comme il m'a justement répondu "non, ne me propose pas ça sera plus simple."

Evidemment, j'ai posé la question fatidique que je dois prononcer encore plus souvent que les gamins de 5 ans :
"pourquoi ? "
"ça serait déplacé"
"pourquoi ?"
"ce sont tous des anciens de..."

Ok, j'ai compris. Ils ont tous connus mes parents, eux aussi...

"mais ils savent non ?"
"pas tous..."

Et puis j'ai fait ma moue et il a joué avec ça, me disant que j'étais chiante.

J'avais trop envie de lui parler de plein de choses mais j'ai juste dit "c'est de ta faute", sur le ton de la rigolade mais sérieusement quand même.
Je me suis reprise et j'ai dit "disons que moi, je ne fais rien pour qu'on ne soit pas ensemble".

Et là, il n'avait rien à répondre.
Il était d'accord. Moi, je ne fais rien pour qu'on ne soit pas ensemble.
Et lui ? Fait-il quelque chose pour qu'on soit ensemble ou fait-il tout pour qu'on ne soit pas ensemble ?
J'en sais rien...

Après ça, ou avant ça, je ne sais même plus, il m'a demandé ce que je lisais en ce moment. Je lui ai tendu le bouquin
que j'ai sorti de mon sac (en passant, j'adore tellement parler de livres et de littérature avec lui!) et pendant qu'il lisait
la 4è de couverture je lui ai dit "tu sais, il y a un très bon moyen pour toi de savoir ce que je lis..."

Et à mon tour de ne plus rien avoir à répondre :
"je pourrais le lire ton truc en diagonale. Je te rappelle que pendant l'été, je fais le boulot de 4 personnes à la fois et donc quand
je rentre je suis crevé. Alors oui, je pourrais le lire en diagonale mais je n'ai pas envie de le lire en diagonale."

Ok, ça fait presque 3 semaines voire plus que je lui en ai parlé. Et tous les jours je le maudis de ne pas l'avoir fait.
Mais après ça, qu'est ce que je peux répondre ?
Ca veut dire que oui, il fait bien attention à moi et que tout ce qui me touche de près il s'en soucie sincèrement...

N'est-ce-pas ?
Ou bien là je me fais des romans à l'eau de rose ?
Je n'ai jamais douté de sa sincérité, donc tu vois, cher journal, là, je me demande...

On est remonté chez lui après et je lui ai fait un massage des mains, du cou, du dos...
Evidemment, j'avais acheté une huile de massage dans la journée et je lui ai exposé fièrement mais c'était pour que lui
me fasse un massage!
Bon, j'ai rien à dire, il a eu une grosse journée et moi je suis en vacances...
Mais ce que je n'aime pas avec lui c'est que c'est toujours "chacun son tour". Bon, ça veut dire que la prochaine fois ça sera mon
tour. Mais tu vas voir qu'il sera encore trop fatiguée...
Je vais être obligée de m'inviter des migraines pour qu'il fasse l'effort... Enfin j'exagère peut-être, j'en sais rien...

Faut dire que j'ai vraiment cru comprendre qu'à partir du moment où je m'éloignais, il était tout tendre, mais quand je me montre bien présente,
il est plus distant...
c'est vrai, j'ai dû lui dire 3 fois que je l'aimais depuis 1 mois. C'est plus que ce que tout ce que j'ai pu lui dire en 2 ans
(voire même 12 ans...)
et puis je suis jalouse...
son téléphone a sonné quand on était au resto. Il a pas répondu (ce que j'apprécie) mais il m'a dit que c'était son ex et qu'il se demandait
s'il ne devait pas aller manger avec elle (bon, là je suis contente que ce soit pas moi qu'il ait oublié mais quand je lui ai dit, il ma répondu :
je pouvais pas oublier, tu venais à domicile... bon, moins contente là Sarah...)
Bref, je ne sais pas de quelle ex il s'agit, c'est peut être celle qui s'est mariée la semaine dernière (et avec qui il était il y a quoi, 14 ans ?), dans ce cas là,
je ne devrais pas être jalouse mais j'y peux rien.
Par contre, je ne l'ai pas laissé transparaître! enfin, je crois pas...

Et puis y a eu sa blague plus tard...
Normalement, on fait tout le temps l'amour sans préservatif mais dernièrement j'ai eu tendance à beaucoup oublié ma pilule...
Donc il est parti chercher un préservatif au moment crucial et puis en fouillant dans les tiroirs c'était "ah oui, sauf que y en a plus..."
et là, il a ajouté "je comprends pas, j'ai acheté une boîte de 20 la semaine dernière"...

Drôle n'est ce pas ?
Et bien pendant une seconde mon coeur s'est mis à battre.
Mais ai-je le droit ?
Est-ce que je suis avec lui ?
Dans la soirée, je lui ai dit que je me considérais "célibataire". Avec les guillemets. Faut croire que lui c'est pareil.
Mais aujourd'hui on s'embrasse pour se dire bonjour alors qu'à l'époque où nous n'étions pas ensemble mais que j'allais dormir
chez lui toutes les nuits, on se faisait la bise (quitte à échanger nos salives la seconde d'après) mais c'était un accord tacite pour se
prouver que nous n'étions effectivement pas ensemble.

Là, tu vois, cher journal, rien n'est défini.
Donc si effectivement il a vidé une boite de 20 capotes en une semaine et que c'est pas avec moi, ai-je le droit d'être jalouse ?

De toute façon, après il m'a dit "avec tout le boulot que j'ai..."
Oui, c'est vrai, il a trop de boulot pour baiser n'importe qui et puis après j'en ai ri avec lui : "bah tu pourrais faire ça avec
des collègues de boulot"
"ah oui j'y avais jamais pensé" me répondit-il alors que nous étions tous les deux nus, et qu'il était en train de m'embrasser
tendrement et que je pouvais sentir son sexe contre moi...

On s'est repris, on a fini de regarder l'émission qu'on regardait et puis on s'est préparé à dormir.
Et moi, je voulais être contre lui.
Je sais plus ce qu'il a dit ou fait mais ça voulait clairement dire : me colle pas.

J'ai pas pensé, j'ai dit "ok" et je me suis levée.
J'aurais voulu partir et claquer la porte en lui disant "si tu veux pas que je sois là, fallait le dire avant".

Il m'a devancé "tu vas où ?"
et moi bêtement "chercher mon téléphone (sous entendu : pour mettre mon réveil)"

Et en revenant je lui ai dit "si tu veux pas que je vienne dormir fallait le dire avant".

Il aime pas quand je boude, il me fait toujours des remarques.
Mais là, j'avais l'impression de l'emmerder, pour de vrai. Et je me demandais vraiment pourquoi j'étais là.
Enfin je sais pourquoi moi je suis là, mais je ne sais pas pourquoi lui est là avec moi, nu dans le même lit.

Est-ce que c'est parce qu'il m'aime vraiment ?
Est-ce que c'est parce qu'il tient vraiment à moi ?
Est-ce juste pour mon petit cul, comme dirait mon super médecin magique ?

J'en sais rien.
Mais je faisais la gueule.

Au bout de plusieurs minutes de silence il m'a dit : "j'ai chaud, et j'aime pas qu'on me colle quand j'ai chaud".
Fair enough.
En plus c'est vrai qu'il faisait excessivement chaud.

Mais quand même je lui ai répondu quelques minutes après que j'avais l'impression que je l'emmerdais.
"qu'est ce que je viens de te dire ?"

Oui, je sais, mais quand même...
moi j'ai envie qu'il me prenne dans ses bras et que quand on s'endort, je sois contre lui. Et pas forcément toujours avec
mes fesses collées contre son sexe.
Ok, moi aussi j'aime bien c'est très agréable et assez excitant.
Mais parfois j'aimerais bien juste être dans ses bras et avoir de la tendresse par des petits gestes tout simple...
Comme il a fait les toutes premières fois où on s'est revu il y a même pas un mois...

Alors tu vois, quand j'ai senti ce matin qu'il s'est mis contre moi j'étais trop contente !
Mais évidemment, c'étaitparti pour du sexe.
Non que ça me déplaise, encore une fois, surtout au réveil c'est toujours agréable...
Mais moi je voudrais juste m'endormir dans ses bras...

Je l'ai déjà dit ?
Oui je sais je l'ai déjà dit.

Mais je m'en fous.
Tu es mon journal intime alors je dis ce que je veux et j'écris ce que je veux ! Peu importe que ça se répète, que ça n'ait pas de sens,
que ça soit choquant ou qu'il y ait des fautes d'orthographe...

Et puis après il est allé prendre une douche et il est parti bosser, me disant qu'il m'enverrait un sms pour me dire
comment on ferait pour ce week end.

Moi j'aimerais aller dormir chez lui demain soir encore, même si je passe pas la soirée avec lui.
Et j'aimerais bien en profiter pour être avec lui jusqu'à la fin d'après-midi, puisque de toute façon je peux pas passer la soirée avec lui.
Et ça serait cool qu'on aille faire du roller à nouveau, ou même qu'on aille se faire un ciné...

Mais bon, j'ai pas trop d'espoir.
Si je vais dormir chez lui, y a des chances que je doive partir à 12h parce qu'il doit aller au boulot, ou parce qu'il
a un truc à faire avec un de ses potes...

D'un autre côté, si je prends tout son temps libre, quand est ce qu'il aura effectivement le temps de me lire ?

Tu sais cher journal, j'ai 23 ans aujourd'hui. 24 bientôt.
La dernière fois que j'avais un journal intime, j'avais quoi, 15 ans ? un peu plus peut être... je parlais déjà de lui.
A côté des milliards de mecs qui me faisaient rêver.
Mais lui avait une place particulière dans ces lignes là. Comme toujours.
Et aujourd'hui, c'est peut-être ridicule de tenir un journal intime, mais là, sincèrement, ça me fait du bien.

Alors merci cher journal !
Et à bientôt sûrement...
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Mercredi 11 juillet 2007
Cher Journal,

ce soir j'ai les yeux qui me brûlent tellement j'ai pleuré.

Une légère migraine se propage à l'horizon à cause des larmes que j'ai versées.

Le pot de nutella est à côté de moi, ouvert sur le canapé, une petite cuillère fièrement prête à toute engendrer.

Mon indice de masse corporel ?
Pfff si tu savais comme je m'en fous ! Je pèse 43 kilos, tu crois que c'est trop peut-être ?
L'autre jour mon super-médecin magique a cru que je devenais anorexique. Alors que j'adore manger !
Certes, je déteste me faire à manger. Alors oui, aujourd'hui j'ai mangé un sandwich jambon fromage en vitesse
devant l'ordinateur à midi, et puis j'ai juste fait une salade avec un croque monsieur et un yaourt en dessert ce soir.
C'est pas beaucoup, je sais.
Mais quel plaisir ai-je à manger seule ?

Normalement, demain soir je vais manger avec lui. Je ne sais pas où on ira, probablement à Neuilly, dans un
des multiples restos que nous avons déjà essayé...
je voulais y aller ce soir. Ne serait-ce que pour dormir avec lui. J'ai passé une journée de merde.
Mais faut croire que lui aussi et que malgré l'heure tardive qui annonce qu'on est presque déjà demain, il
est encore au boulot...

Est-ce que je peux lui en vouloir ?
Dis, je peux lui en vouloir tu crois de travailler autant ?

Non...

Mais je peux lui en vouloir de ne pas me dire pourquoi il pense qu'on ne pourra jamais être ensemble ?

Non... parce que tu connais la réponse.

Ah non ! je ne connais plus la réponse à cette question, ça c'est sûr!

J'aimerais fumer une cigarette.
J'aimerais m'allonger sur le parquet, tirer sur une cigarette, respirer tout doucement et regarder la fumée s'envoler.
Ca me calme.

Je sais, c'est pas bien de fumer.
Mais je ne fume pas vraiment.
Je fume peut être une cigarette ou deux par semaine. Et je n'en ressens que rarement le besoin.
Je dois être immunisée contre la nicotine.

Mais je n'ai pas de clopes.
Alors je plonge la cuillère au fond du pot de nutella et je laisse la pâte fondre dans ma bouche...

Pfff, dis moi cher journal, pourquoi c'est si dur la vie ?
Pourquoi il y a plus d'un mois j'étais heureuse ? J'étais avec un mec génial, vraiment. Un mec intelligent et intellectuel,
toujours en train de réfléchir, un mec fier de moi, qui se promenait à Paris avec moi, avec qui j'allais au resto,
au ciné, au Quick ou manger un grec. Un mec qui préparait à manger quand on allait chez moi.
Un mec qui parlait presque toutes les langues de la Terre. Un mec avec un métier formidable.
J'étais avec un mec formidable et je l'aimais et je voulais ses enfants.
Il le savait.
Il est parti.
Je ne l'ai pas vu venir.

Les yeux m'ont brûlé comme ce soir pendant plusieurs jours après ça.
Et pourquoi aujourd'hui je me suis retournée vers lui?
Lui avec qui toutes ces belles promenades ne sont pas possibles ?

Pourquoi la vie n'est pas comme dans les romans cher journal ?

C'est quoi la vie pour toi ?
toi, journal virtuel qui n'existe même pas de papier, qui ne peut même pas boire l'encre de ma plume.
Toi qui me fait penser à Jumping Jack Flash, ce film avec Whoopy Goldberg où elle parlait en instantané via un
ordinateur avec quelqu'un ? Un film qui date des années 1990 quand Internet n'était connu que des bases militaires
et qui était l'ancêtre de msn ?
Comment tu fais pour être heureux toi cher journal ?
Tu te contentes de quoi ?

Moi, pour être vraiment heureuse, je veux un boulot épanouissant, une relation stable. En plus de ce que j'ai déjà :
une famille unie, un appartement et des amis.

Voilà.
Est-ce trop demander dis moi cher journal ?

Est-ce que tu vas t'insurger car justement j'ai déjà une famille, des amis, un toit, un boulot et un semblant de mec?
Alors que d'autres sont beaucoup plus malheureux ?

Je ne suis pas malheureuse cher journal.
Je ne suis juste pas épanouie.
Pas épanouie dans mon travail
Pas épanouie dans ma relation, si je peux appeler ça une relation.

Alors tu vois, puisque tu es mon journal intime, je te livre mes pensées les plus intimes, les plus noires, les plus
méchantes, les plus choquantes.
Et toi, tu es là pour écouter, boire mes paroles et les garder bien au chaud près de ton coeur.

Je reviendrai sûrement bientôt!
Bonne nuit cher journal...
par Sarah publié dans : Journal Intime
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