Mardi 31 juillet 2007
Elle s’érige fièrement à quelques pas de l’endroit où Céline avait établi ses quartiers.
Elle prône au milieu de cette route que les gardes empruntaient pour se rendre de Paris à Versailles, avec sa tour sur le côté, tel un château qui cherche à exposer ses plus beaux atouts.

Elle est belle de l’extérieur.
Mais c’est à l’intérieur qu’elle vit.

Il faut d’abord pousser la grille toute grise, lourde en été, légère en hiver et marcher sur les gravillons qui s’entrechoquent. Ce bruit me fait penser à la maison de campagne, plus loin, qui elle, rappelle bien d’autres souvenirs.
Et puis il faut gravir les quelques marches, doucement, parce qu’elles se font vieilles. Elles ont vu trop de pieds passer, elles craquent un peu et quand il pleut, elles sont trop fatiguées pour faire attention à ne pas vous faire glisser.

J’ai pris l’habitude en insérant la clé dans la serrure de jeter un coup d’œil à la fenêtre du garage, pouvant ainsi voir si la voiture était là. Quand j’étais adolescente, c’était un moyen pour moi de savoir avant même d’être entrée si mon père était là.
Aujourd’hui, je continue de tourner la tête alors qu’un tableau peint par sœur, qui dort là en attendant son déménagement, cache la vue.

J’aime tout dans cette maison.
Quand on entre, un miroir.
Depuis la rue, on a l’impression d’entrer dehors quand la porte est ouverte.
Souvent, quand je suis sur le trottoir aujourd’hui, en route pour chez moi, et que ma mère est encore dans l’encolure de la porte, j’aperçois derrière elle un bout d’arbre, qui est en fait juste devant moi.
Ce n’est pas fait exprès mais j’aime tant cette idée, entrer dans une maison pour arriver dans le jardin.

D’ailleurs, même s’il faut traverser le salon, sa cheminée, le souvenir des airs chantés, la véranda sous laquelle se trouve les milliers de dîners et déjeuners en famille, ceux des anniversaires, de Noël, ceux où on a ri, ceux où on a pleuré, ceux où on a crié, ceux durant lesquels on s’est échangé des blagues et des secrets, le jardin reste l’endroit le plus poétique de cette maison.

Il est unique parce qu’il n’est pas plat.
Pour se rendre au fond du jardin, il faut monter. Depuis la nuit des temps se trouvent une petite allée formée de quelques dalles enfouies sous terre pendant très longtemps, que ma mère avait déterrées il y a seulement quelques années et qu’elle s’était amusée à appeler « la voie romaine ».

Et tout haut, la terrasse. Terrasse que j’ai vu se construire. Terrasse cachée entre les arbres l’été, terrasse où on a pris des apéritifs lors des doux soirs du mois de juillet, terrasse où l’on a fait quelques pic-nics, terrasse qui cache l’arbre où je m’amusais à imaginer une cabane quand j’étais enfant.
Le mur a failli s’écrouler.
Et en hiver, quand tous les arbres sont nus, la Terrasse offre un Paris d’aplomb. Ce n’est pas la plus belle vue de Paris. Mais c’est la plus simple. La tour Eiffel, le dôme des Invalides, si on se penche un peu, la tour Montparnasse, les quais, les ponts, des toits du XVè et du XVIè arrondissement.
La Terrasse, un endroit idéal pour les feux d’artifice du 14 juillet si les feuilles des arbres n’étaient pas au premier rang, volant ainsi la vedette.

Et puis il y a sa petite sœur.
La première née, la petite, au dessus du toit de la cuisine, accédant directement à la salle de bain, orientée plein sud.
La petite où l’on va boire le café après le repas, où l’on fume une cigarette, où l’on discute, où j’aime m’installer à lire au soleil. La petite plein sud où on ne peut pas rester plus de 10 minutes en été tellement le soleil tape fort.

J’aime particulièrement ce jardin car on y sent l’amour de ma mère pour ses fleurs et son herbe verte, mais surtout parce que c’est un des rares endroits qui n’a pas changé depuis mon départ.

Lorsque je veux me servir un verre d’eau dans la cuisine, je me rends compte que les verres n’ont plus la même forme.
Lorsque j’ouvre le frigo pour prendre un jus de fruit, je réalise que le frigo est à la place du congélateur et le congélateur à la place du frigo.
Lorsque j’ouvre les placards pour me faire un petit goûter, il n’y a plus ces paquets de biscuits qui se battaient pour la place quand nous étions encore tous les quatre en âge de goûter…

Je m’installe confortablement dans le salon pour regarder un peu la télé, juste pour le son des voix anglaises, les seules que nous avions le droit de regarder les soirs d’école, pour ainsi devenir bilingue plus tard.
Le pied du canapé est cassé et la télé s’éteint et se rallume toute seule.

La maison vieillit. La maison se sent seule je crois, avec tous les enfants partis, ou presque. Et je le sens.

Je suis bien là, chez moi…

Il y a cet homme, le miroir que j’ai vu toute ma vie. Ma mère pense que c’est une femme. Pour moi, c’est un homme. C’est un miroir que j’ai vu toute ma vie et que je tiens à voir toute ma vie.
J’esquisse toujours un sourire, comme si je me devais de tirer la révérence à cet homme qui m’a vu grandir, devant lequel j’ai dansé comme une folle quand personne d’autre n’était là pour regarder, celui qui a su rendre les chats étonnés d’avoir un chat en face d’eux.

Je ne vais pas faire le tour de toutes les pièces de la maison, même si elles ont toutes un souvenir particulier à m’offrir.

Ce que je veux, surtout, là, alors que je suis seule sous un ciel bleu et un soleil éclatant en pleine journée, c’est me retrouver dans ma chambre.

Je sais qu’elle n’a plus rien de mes années d’adolescente, mais dès que je pousse la porte, cette odeur m’envahit.
Une odeur de chaleur, une odeur de vieux livres.
Une odeur d’été, de sueur parce qu’on est juste sous les toits et que l’on suffoque.

Ma chambre est la dernière, au fond du couloir, la plus grande parce que ce n’était pas ma chambre mais notre chambre.
Il n’y a plus rien des affaires de ma sœur jumelle.
Il reste mon bureau et mon lit.
Et toutes les affaires de ma sœur artiste qui déménage sous peu. Il y a son bureau, il y a ses tableaux, il y a ses cartons ouverts un peu partout. Il y a toutes ses affaires en vrac sur mon lit d’enfant, il y a son ordinateur un peu poussiéreux sur mon bureau.

Je m’assois devant l’ordinateur et l’allume.
C’est un ordinateur mais j’ai l’impression en étant là d’ouvrir un vieux journal ayant appartenu à un ancêtre, et que je vais découvrir des trésors.
D’ailleurs, je ne peux m’empêcher d’ouvrir les tiroirs de mon bureau, même si je sais qu’il n’y a que quelques affaires appartenant à ma sœur.

Je soupire, levant la tête en direction de la fenêtre.
Le tableau n’a pas changé.
Un bout de ciel bleu, les fenêtres du bureau voisin, l’immeuble au fond, et quelques branches d’arbres.
Je me revois à tous les âges, rêvassant regardant par cette fenêtre au lieu d’étudier.

Je me lève, pour mieux admirer le paysage, le jardin surtout. Et je me souviens de mes moments d’adolescente où je cherchais à me réfugier seule, pendant que tout le monde regardait un film deux étages plus bas, assise sur le radiateur, les pieds sur mon bureau, un carnet sur mes genoux et un stylo à la main, cherchant l’inspiration quelque part derrière cette fenêtre.
J’y ai surtout vu une lune et les rires d’une soirée d’été.
Et puis quand le radiateur devenait inconfortable, je me laissais aller par terre, sous la fenêtre, dans un petit coin que j’avais pris soin de me créer, afin d’être le plus seule possible dans cette chambre que je partageais, me réfugiant déjà dans mes écrits.

Cette chambre est pleine de souvenir et j’ai envie de m’allonger par terre pour les laisser m’envahir.
Mais l’amas de cartons m’en empêche.
Je ne peux même pas m’allonger sur mon lit. Lit où V. m’embrassa la première fois, où j’ai fait l’amour avec lui la première fois, où on s’est dit qu’on s’aimait pour la première fois.
Ce lit où j’ai écrit et écrit et écrit.
Un lit d’enfants à tiroir pour ranger ses vêtements. Je les ouvre, persuadée qu’ils seront vides et je me rends compte que ma sœur a voulu faire de la place et y a mis des affaires à nous que nous n’avons pas prises avec nous.
Je découvre une boîte à secret que j’avais oublié, avec une lettre que j’ai écrit à mon baby sitter, dont j’étais amoureuse, parti en service militaire, avec un marque page orné de hiéroglyphes, avec une photo de classe d’enfants déguisés et avec des photos des powers rangers ! Tiens, j’aimais ça ?
Et puis lorsque j’ouvre les autres tiroirs, je les découvre pleins de livres que je n’avais pas pris la peine de prendre, soit parce qu’ils appartenaient à ma sœur jumelle, soit parce qu’ils me rappelaient les mauvais souvenirs d’école.
J’ai le soudain espoir de retrouver là le livre d’Héloïse que je cherche partout depuis mon déménagement… en vain.

Triste de ne pas avoir découvert le trésor qui me tenait le plus à cœur, je reste debout, les yeux fixés à la fenêtre qui donne sur la rue, sur Paris, sur le ciel.
Je m’en approche.
Le bas de la fenêtre m’arrive au niveau du front. Je me mets sur la pointe des pieds, je vois très nettement le toit de la maison d’en face et la tour Eiffel.
Pourtant, il y a tellement plus que ça à cette fenêtre.

J’attrape un tabouret et je me souviens de ces soirées passées, debout sur le lit de ma sœur, à scruter le vide, attendre les feux d’artifice, regarder la tour Eiffeil scintiller pendant 10 minutes, écouter la conversation des gens qui passaient par là, entendre le son du tram quelques mètres plus bas.

Je scrute le paysage, entièrement pollué mais je trouve assez facilement ce que je cherche : le concorde lafayette.
Je m’en souvenais plus grand que ça. Il est juste derrière la maison d’en face, tout petit, au loin. Ce n’est pas un monument le concorde lafayette, c’est mon monument le concorde lafayette.
Je suis loin là, mais je l’ai juste en face de moi et en même temps que tous les souvenirs que m’apportent cette chambre, le concorde lafayette au loin me laisse également un peu m’envoler vers quelques soirées volées.

Je descends de mon tabouret, retour à la réalité, les pieds à terre. Et à nouveau, j’ai envie de me laisser avaler par le sol de ma chambre, par cette moquette bleue que j’ai toujours détestée.
Mais la poussière m’en dissuade.

Je suis si bien ici. J’aimerais ne jamais en être partie. Ici, cette maison, cette chambre, cette vue et ce jardin, le son des souvenirs, c’est l’endroit où je me ressource. C’est l’endroit où je viens me consoler quand je suis triste, que mes parents soient là ou pas.
Et je ne peux m’empêcher de verser une larme quand je sais que demain, cette maison ne sera plus à leur nom. Je ne peux m’empêcher de verser une larme quand je sais que demain, je ne pourrai plus venir au milieu de la journée, humer l’air suffocant de ma chambre, respirer l’air ensoleillé du jardin, regarder clandestinement la télé, avaler un morceau de fromage dans la cuisine.

Mais je me console sachant que mon dernier souvenir dans cette chambre sera celui de quelques mots reçus dans une boîte aux lettres électronique. Quelques mots qui m’ont fait l’effet d’une douceur qui me parcoure tout le corps et me fait frissonner de plaisir.
par Sarah publié dans : Souvenirs
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Mardi 31 juillet 2007
Chèr Journal,

Je ne viens pas te voir aujourd'hui pour te parler de Humphrey ni même de Stéphane.
Je viens te voir parce que je me sens horriblement seule.
D'ailleurs, hier soir, j'ai écrit un texte sur ce sujet. Je vais le poster, bientôt, sûrement.

Ca ne fait pas longtemps qu'on se connait donc il faut que je t'écrive une petite introduction, avant d'entrer dans le vif du sujet.

Avant, la solitude était quelque chose qui me faisait horreur.
Dès que je me retrouvais seule, sans trop savoir quoi faire, je me mettais à pleurer et à flipper, à appeler des gens qui me sont proches pour qu'ils me consolent.
Et puis tu vois, comme j'ai jamais eu une vie sociale très développée (j'en ai une, mais pas très développée...), je n'ai jamais eu un carnet d'adresse
sufisant pour palier à cela.

J'ai toujours mis ça sur le compte de ma famille nombreuse et du fait que je n'ai jamais été seule, même dans le ventre de ma maman.

Jusqu'au jour où, il y a quelques mois seulement, mon mec (mon ex donc aujourd'hui), intello et psy m'a dit : "je ne sais pas quoi faire pour t'aider,
mais à chaque fois que tu me parles de ça je sens que ça te fait du mal. As-tu déjà penser à aller voir un psy?"

De la part d'un psy, ça ne m'étonnait pas. Et oui, j'y avais déjà pensé et on me l'avait déjà dit. Mais lui avait une solution concrète : sa meilleure amie avait un cabinet sur Paris.

J'y suis allée.
Et dès la première séance j'ai compris qu'en fait, si je n'aime pas être seule, c'est parce que je ne m'aime pas.
Je n'aime donc pas me retrouver seule avec moi même.

A l'époque, j'hébergeais une amie, j'avais un copain et mon boulot commençait seulement à me faire chier. On peut dire que ça allait.

Bref, depuis j'ai fait beaucoup de progrès.
J'ai crée mon blog (le "vrai"), un truc à moi et rien qu'à moi, que je fais pour moi, sur quelque chose qui me plait à moi.
Et puis j'avais hâte de me retrouver seule chez moi pour ça. Je n'en pouvais plus d'héberger mon amie.
Bref, être seule ne me faisait plus peur et j'arrivais à comprendre que ça faisait du bien, parfois.

Et puis mon mec m'a quittée. Mon amie est partie.
Je me suis retrouvée seule dans ma vie et seule chez moi.
Seule chez moi, franchement, c'est le pied. J'ai beau avoir pris un chat pour me tenir compagnie, en fait, contrairement à toutes attentes,
j'adore vivre seule.
Bah oui, je mange ce que je veux quand je veux, je prends une douche quand je veux, je peux aller aux toilettes la porte ouverte,
faire le ménage en chantant à tue-tête, avoir un chat justement (ce que je ne pouvais faire quand mon amie était là à cause de ses allérgies)
Bref... là-dessus, tout va bien.

Mais être seule, non.
D'ailleurs le soir où mon mec m'a quittée, j'ai fini une connerie, évidemment. Mais comme j'ai appris de mes erreurs, je n'ai pas couché avec la connerie et je ne lui ai
pas donné mon numéro de téléphone non plus
Et puis deux soirs plus tard, j'ai rappelé Stéphane, à qui j'avais dit adieu.

Et maintenant, Stéphane est de retour dans ma vie. Un peu comme s'il n'était jamais parti.
Et aujourd'hui, voilà je me sens super seule.

Quand je vais dire ça à ma psy (en vacances depuis trois semaines), je sais qu'elle va me dire "et pourquoi vous ne m'avez pas appelé ?"
Je l'ai appelé pour lui parler de Humphrey, la toute première fois, le tout premier jour. Parce qu'une autre bonne nouvelle était tombé en même temps.
Et c'était juste avant de partir en vacances.
L'appeler pour lui dire que je suis seule, que Humphrey ne m'a pas vraiment rappelé, que mes vacances ont été pourries
et que je me suis pris la tête avec mon boss... non.
Ca serait trop d'avoir la réalité en face comme ça.
Mais je vais lui dire que c'est parce que je voulais essayer de surmonter ça... seule.

Sauf que je n'y arrive pas.
La preuve en est que ça fait deux heures que mon estomac gargouille et que je ne peux me résoudre à me faire à manger.

La preuve en est que je me suis accrochée à Humphrey, aux paroles que j'ai échangées avec lui une nuit au téléphone, à son attitude quand on s'est vu,
à sa passion des livres, à son envie d'écrire, à ses projets ambitieux, à sa voix de tombeur et à ses yeux bleus d'ange.
Je me suis accrochée au fait qu'il est le seul mec à m'avoir draguée dans la rue et pour qui ça a "marché".

Et puis ces quelques jours, ça allait mieux.
Parce que je me suis accrochée à autre chose. J'ai rêvé d'un homme dont je ne connais rien, ni le prénom, ni le visage.
Voilà, je rêvais de le rencontrer et de tomber sur la perle rare.
Seulement je n'avais pas pensé que peut-être lui avait déjà quelqu'un dans sa vie, malgré les compliments qu'il me fait.

Pourquoi j'ai toujours l'impression que l'homme attend ce que la femme attend ?

Et tu vois, cher journal, mon chat a beau détester mon ordinateur et vouloir me faire des câlins à chaque fois que je suis dessus,
ce n'est pas les câlins d'un chat dont j'ai envie. Ce dont j'ai envie, c'est envoyer un texto à Stéphane pour aller le voir ce soir.
Juste pour ne pas être seule.
Pour ne pas manger seule.
Pour ne pas dormir seule.

Certes, Stéphane est bien plus qu'un palliatif à ma solitude, il est bien plus qu'un "plan cul". Mais il est là, lui. Pas tout le temps, c'est vrai.
Mais en règle général, sa porte m'est toujours ouverte.

Je dois voir un ami aujourd'hui en plus, je dois aller chez mes parents et je voulais en profiter pour lire dans le jardin, puisqu'il fait beau.
C'est mieux que de lire dans mon appartement.
Mais autant je déteste être seule, autant j'ai envie de m'enfoncer dans cette solitude.

Tout comme j'ai faim mais je ne mange pas.
par Sarah publié dans : Journal Intime
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Mardi 31 juillet 2007
Avec lui, c’est ma plus grande histoire d’amour.
Je l’ai aimé aussi loin que je peux m’en souvenir. Il faut dire, j’ai toujours été du genre croqueuse…
Il m’a souvent remonté le moral. Il m’a toujours accompagné devant les bons films, au cinéma ou à la maison.
J’aime même l’avoir avec moi au petit-déjeuner quand je suis encore en pyjama toute décoiffée et tout démaquillée devant MTV.

J’ai eu une longue histoire avec lui.
Et si j’écris ceci aujourd’hui c’est pour que la rupture en soit un peu plus facile.

Il y a deux ans déjà, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête. C’était trop et j’étais devenu accro. Je le sentais vraiment, comme une drogue. Mais je sentais que je pouvais me passer de lui et j’ai voulu me le prouver à moi même et aux autres.
Alors entre mi octobre et Noël, j’ai refusé de le voir et de le côtoyer. Et j’ai réussi !!! Mais ce n’était que pour mieux le retrouver ce fameux soir du 24 décembre…
Cependant, je savais que je pouvais vivre sans lui. Et je l’avais décidé moi même. Donc si je retombais dans la dépendance, j’avais confiance en moi pour faire ce qu’il fallait pour en sortir.

Et notre histoire a eu 4 mois de passion et de folie. De la folie furieuse même.
Je suis partie loin de chez moi, et j’ai passé des temps merveilleux, mais il était là, toujours avec moi. Et je n’ai pu me passer de lui et je suis tombée dans la dépendance réelle.
Il me le fallait tous les jours.
Dès que je ne me sentais pas bien j’avais besoin de lui, et si je passais du bon temps, je voulais le partager avec lui. Et puis il y a eu tous ces autres moments où j’avais tout simplement envie de lui.

Et aujourd’hui, je suis de retour à Paris.
Et mon corps, ma tête, mon âme, mon reflet dans le miroir ne me dit qu’une seule chose : « c’est fini »
Alors j’arrête. Ca fait 5 jours que j’ai arrêté. Et je vais au cinéma et je regarde des films sans lui. Je petit-déjeune sans lui… Et lorsque je ne me sens pas bien parce que je suis en manque, je fais une crise.
Une vraie crise où j’ai envie de courir très vite, de crier très fort, de frapper durement dans les murs. Et où je sens qu’il sera le seul capable de me calmer.
Alors à partir de maintenant, c’est décidé, si je sens que j’ai envie de lui, que je passe devant toutes ces choses qui me font penser à lui, j’écris.
J’écris sur l’amour, sur les garçons, sur le ciel bleu, sur l’amitié, sur le soleil, sur les enfants. J’écris quelque chose de joyeux qui va me faire sourire.
Et surtout, pas un mot sur le chocolat.
par Sarah publié dans : En dehors de tout
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