Mardi 31 juillet 2007
Chèr Journal,

Je ne viens pas te voir aujourd'hui pour te parler de Humphrey ni même de Stéphane.
Je viens te voir parce que je me sens horriblement seule.
D'ailleurs, hier soir, j'ai écrit un texte sur ce sujet. Je vais le poster, bientôt, sûrement.

Ca ne fait pas longtemps qu'on se connait donc il faut que je t'écrive une petite introduction, avant d'entrer dans le vif du sujet.

Avant, la solitude était quelque chose qui me faisait horreur.
Dès que je me retrouvais seule, sans trop savoir quoi faire, je me mettais à pleurer et à flipper, à appeler des gens qui me sont proches pour qu'ils me consolent.
Et puis tu vois, comme j'ai jamais eu une vie sociale très développée (j'en ai une, mais pas très développée...), je n'ai jamais eu un carnet d'adresse
sufisant pour palier à cela.

J'ai toujours mis ça sur le compte de ma famille nombreuse et du fait que je n'ai jamais été seule, même dans le ventre de ma maman.

Jusqu'au jour où, il y a quelques mois seulement, mon mec (mon ex donc aujourd'hui), intello et psy m'a dit : "je ne sais pas quoi faire pour t'aider,
mais à chaque fois que tu me parles de ça je sens que ça te fait du mal. As-tu déjà penser à aller voir un psy?"

De la part d'un psy, ça ne m'étonnait pas. Et oui, j'y avais déjà pensé et on me l'avait déjà dit. Mais lui avait une solution concrète : sa meilleure amie avait un cabinet sur Paris.

J'y suis allée.
Et dès la première séance j'ai compris qu'en fait, si je n'aime pas être seule, c'est parce que je ne m'aime pas.
Je n'aime donc pas me retrouver seule avec moi même.

A l'époque, j'hébergeais une amie, j'avais un copain et mon boulot commençait seulement à me faire chier. On peut dire que ça allait.

Bref, depuis j'ai fait beaucoup de progrès.
J'ai crée mon blog (le "vrai"), un truc à moi et rien qu'à moi, que je fais pour moi, sur quelque chose qui me plait à moi.
Et puis j'avais hâte de me retrouver seule chez moi pour ça. Je n'en pouvais plus d'héberger mon amie.
Bref, être seule ne me faisait plus peur et j'arrivais à comprendre que ça faisait du bien, parfois.

Et puis mon mec m'a quittée. Mon amie est partie.
Je me suis retrouvée seule dans ma vie et seule chez moi.
Seule chez moi, franchement, c'est le pied. J'ai beau avoir pris un chat pour me tenir compagnie, en fait, contrairement à toutes attentes,
j'adore vivre seule.
Bah oui, je mange ce que je veux quand je veux, je prends une douche quand je veux, je peux aller aux toilettes la porte ouverte,
faire le ménage en chantant à tue-tête, avoir un chat justement (ce que je ne pouvais faire quand mon amie était là à cause de ses allérgies)
Bref... là-dessus, tout va bien.

Mais être seule, non.
D'ailleurs le soir où mon mec m'a quittée, j'ai fini une connerie, évidemment. Mais comme j'ai appris de mes erreurs, je n'ai pas couché avec la connerie et je ne lui ai
pas donné mon numéro de téléphone non plus
Et puis deux soirs plus tard, j'ai rappelé Stéphane, à qui j'avais dit adieu.

Et maintenant, Stéphane est de retour dans ma vie. Un peu comme s'il n'était jamais parti.
Et aujourd'hui, voilà je me sens super seule.

Quand je vais dire ça à ma psy (en vacances depuis trois semaines), je sais qu'elle va me dire "et pourquoi vous ne m'avez pas appelé ?"
Je l'ai appelé pour lui parler de Humphrey, la toute première fois, le tout premier jour. Parce qu'une autre bonne nouvelle était tombé en même temps.
Et c'était juste avant de partir en vacances.
L'appeler pour lui dire que je suis seule, que Humphrey ne m'a pas vraiment rappelé, que mes vacances ont été pourries
et que je me suis pris la tête avec mon boss... non.
Ca serait trop d'avoir la réalité en face comme ça.
Mais je vais lui dire que c'est parce que je voulais essayer de surmonter ça... seule.

Sauf que je n'y arrive pas.
La preuve en est que ça fait deux heures que mon estomac gargouille et que je ne peux me résoudre à me faire à manger.

La preuve en est que je me suis accrochée à Humphrey, aux paroles que j'ai échangées avec lui une nuit au téléphone, à son attitude quand on s'est vu,
à sa passion des livres, à son envie d'écrire, à ses projets ambitieux, à sa voix de tombeur et à ses yeux bleus d'ange.
Je me suis accrochée au fait qu'il est le seul mec à m'avoir draguée dans la rue et pour qui ça a "marché".

Et puis ces quelques jours, ça allait mieux.
Parce que je me suis accrochée à autre chose. J'ai rêvé d'un homme dont je ne connais rien, ni le prénom, ni le visage.
Voilà, je rêvais de le rencontrer et de tomber sur la perle rare.
Seulement je n'avais pas pensé que peut-être lui avait déjà quelqu'un dans sa vie, malgré les compliments qu'il me fait.

Pourquoi j'ai toujours l'impression que l'homme attend ce que la femme attend ?

Et tu vois, cher journal, mon chat a beau détester mon ordinateur et vouloir me faire des câlins à chaque fois que je suis dessus,
ce n'est pas les câlins d'un chat dont j'ai envie. Ce dont j'ai envie, c'est envoyer un texto à Stéphane pour aller le voir ce soir.
Juste pour ne pas être seule.
Pour ne pas manger seule.
Pour ne pas dormir seule.

Certes, Stéphane est bien plus qu'un palliatif à ma solitude, il est bien plus qu'un "plan cul". Mais il est là, lui. Pas tout le temps, c'est vrai.
Mais en règle général, sa porte m'est toujours ouverte.

Je dois voir un ami aujourd'hui en plus, je dois aller chez mes parents et je voulais en profiter pour lire dans le jardin, puisqu'il fait beau.
C'est mieux que de lire dans mon appartement.
Mais autant je déteste être seule, autant j'ai envie de m'enfoncer dans cette solitude.

Tout comme j'ai faim mais je ne mange pas.
par Sarah publié dans : Journal Intime
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 31 juillet 2007
Avec lui, c’est ma plus grande histoire d’amour.
Je l’ai aimé aussi loin que je peux m’en souvenir. Il faut dire, j’ai toujours été du genre croqueuse…
Il m’a souvent remonté le moral. Il m’a toujours accompagné devant les bons films, au cinéma ou à la maison.
J’aime même l’avoir avec moi au petit-déjeuner quand je suis encore en pyjama toute décoiffée et tout démaquillée devant MTV.

J’ai eu une longue histoire avec lui.
Et si j’écris ceci aujourd’hui c’est pour que la rupture en soit un peu plus facile.

Il y a deux ans déjà, je me suis dit qu’il fallait que j’arrête. C’était trop et j’étais devenu accro. Je le sentais vraiment, comme une drogue. Mais je sentais que je pouvais me passer de lui et j’ai voulu me le prouver à moi même et aux autres.
Alors entre mi octobre et Noël, j’ai refusé de le voir et de le côtoyer. Et j’ai réussi !!! Mais ce n’était que pour mieux le retrouver ce fameux soir du 24 décembre…
Cependant, je savais que je pouvais vivre sans lui. Et je l’avais décidé moi même. Donc si je retombais dans la dépendance, j’avais confiance en moi pour faire ce qu’il fallait pour en sortir.

Et notre histoire a eu 4 mois de passion et de folie. De la folie furieuse même.
Je suis partie loin de chez moi, et j’ai passé des temps merveilleux, mais il était là, toujours avec moi. Et je n’ai pu me passer de lui et je suis tombée dans la dépendance réelle.
Il me le fallait tous les jours.
Dès que je ne me sentais pas bien j’avais besoin de lui, et si je passais du bon temps, je voulais le partager avec lui. Et puis il y a eu tous ces autres moments où j’avais tout simplement envie de lui.

Et aujourd’hui, je suis de retour à Paris.
Et mon corps, ma tête, mon âme, mon reflet dans le miroir ne me dit qu’une seule chose : « c’est fini »
Alors j’arrête. Ca fait 5 jours que j’ai arrêté. Et je vais au cinéma et je regarde des films sans lui. Je petit-déjeune sans lui… Et lorsque je ne me sens pas bien parce que je suis en manque, je fais une crise.
Une vraie crise où j’ai envie de courir très vite, de crier très fort, de frapper durement dans les murs. Et où je sens qu’il sera le seul capable de me calmer.
Alors à partir de maintenant, c’est décidé, si je sens que j’ai envie de lui, que je passe devant toutes ces choses qui me font penser à lui, j’écris.
J’écris sur l’amour, sur les garçons, sur le ciel bleu, sur l’amitié, sur le soleil, sur les enfants. J’écris quelque chose de joyeux qui va me faire sourire.
Et surtout, pas un mot sur le chocolat.
par Sarah publié dans : En dehors de tout
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Lundi 30 juillet 2007
Cher journal,

tu as fais quoi comme étude toi, pour devenir mon confident sans jamais me donner de réponses ?
Parce que moi, je pense que j'aurai dû faire des études de psychologie masculine. J'aurai peut-être beaucoup plus compris les choses de la vie.
En fait, j'aurai dû être journaliste pour Cosmo Homme.

Parce que si les hommes lisent cosmo Femme, ils peuvent tout comprendre à notre cerveau qui dit non quand notre coeur dit oui.
Mais je ne sais même pas si Cosmo Homme ça existe.
En fait, il faudrait un manuel de l'Homme.
Ca existe ça, tu crois ?

Eh oui, tu l'as compris cher journal, Humphrey est sorti de sa tannière.
J'étais tranqillement chez moi, faisant le tour des blogs, tout en ayant comme seule compagnie mon chat, quand je vois une petite fenêtre bleue
apparaître en bas à droite de mon écran :
"Humphrey" vient de se connecter.

Ah ? Tiens... Je fais quoi là ?
Bon, de toute façon dans 15 minutes je pars rejoindre Stéphane. Alors j'attends de voir s'il me parle.
J'ouvre la fenêtre de conversation sans rien écrire, juste pour voir le petit bonhomme qui me dit en tout petit, comme s'il chuchotait :
"humphrey est en train de composer un message".
Sauf qu'il reste très silencieux.
Alors je me lance. Je veux être fixée.

"Salut
Salut, dsl j'étais à la campagne j'avais pas pris mon portable".

Alors là, grande question : il n'a pas pris son portable, c'est différent que "oublier". Ce qui voulait dire qu'il ne voulait pas qu'on le fasse chier.
Donc qu'en fait, il s'en fout de moi aussi. Mais je ne lui ai rien demandé, il s'est excusé direct.
Et d'un autre côté, il pensait que j'étais en vacances toute la semaine. Donc il pensait qu'on ne pourrait pas se voir.
Je ne sais pas...

La conversation continue doucement. Il déménage. Il va habiter à quelques rues de chez moi seulement.
Si je calcule bien, on ira même faire nos courses au même endroit...
Il m'a demandé si mes vacances s'étaient bien passées... bah non. Je lui ai expliqué en une phrase le coup de Greg et j'ai adoré sa réponse :
" nooooonnnnn ????????"

Il a l'air de se soucier un peu de moi là ? J'en sais rien en fait...

Bon, l'heure tourne et je joue la meilleure carte :
"je dois te laisser, je vais dîner avec un copain". Voilà, cher journal, c'était vrai mais c'était idéal : lui montrer que je ne l'attends pas et qu'il y a
d'autres hommes dans ma vie.
j'ajoute un "si tu veux qu'on se voit, appelle moi".
Donc là, mon bel Humphrey, tu n'as plus d'excuse. Et je ne décrochais pas mon tél pour t'appeler. C'est à toi de jouer maintenant.
Les cartes sont entre tes mains.

Et là, pas de réponse.
Bon, je finis par me dire que peut-être comme la dernière fois, il a des problèmes de connexion.
Et s'il ne m'envoie pas de texto pour me le dire, c'est qu'il n'a pas de crédit. Et comme on est dimanche, il ne peut pas aller en acheter.
Alors vu ses horaires, normalement, demain à 18h il devrait m'avoir appelé, ou envoyer un texto, s'il a vraiment envie que quelque chose
se passe entre nous.

Voilà.
J'appelle tout le monde, surtout mes amis mâles pour avoir leur avis parce que franchement, je ne suis pas contente et je reste tout aussi confuse.
Il m'a parlé mais ne m'a pas dit qu'il voulait me voir et surtout c'est moi qui ait engagé la conversation !!!

Voilà, j'ai passé la soirée avec Stéphane.
Je lui ai dit pour Humphrey. Je veux le tenir au courant des avancées parce que je tiens trop à lui pour que le jour où il me propose à nouveau
une fondue chinoise je lui réponde par sms : "je peux pas ce soir" et de là, il comprenne tout de suite.
Mais j'ai passé une excellente soirée.
On est allé dans un nouveau resto, italien, très beau. Avec un serveur charmant et une patronne un peu bizarre.
On a parlé de livres, j'adore quand on parle de livres.
On est rentré, on a regardé un film.
On a fait l'amour.
On s'est endormi et puis il est parti travailler ce matin.
Je me suis levée 2h plus tard.
Comme d'habitude.
Stéphane est peut-être l'homme le plus incompréhensible sur Terre, mais je le comprends beaucoup mieux que Humphrey!
Stéphane est affectueux en ce moment... probablement parce qu'il sent que je vais à nouveau partir.

Je me demande encore aujourd'hui si Stéphane est l'homme de ma vie... mais non. Ce n'est pas possible de toute façon.
Même s'il n'y avait pas mes parents, Stéphane n'est pas un homme pour moi.
Et ça je le sais.

C'est pour ça que je me prends à fantasmer, souvent, de "rencontres inachevées"...
Je ne rêve même plus de Humphrey là.
Tant mieux, non ?
Il avait l'air génial. Mais finalement, dans toute la toile d'araignée, il y a peut-être encore mieux, pour moi ?
par Sarah publié dans : Journal Intime
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Dimanche 29 juillet 2007
A LIVRE OUVERT

Aux marchés aux livres, Parc Georges Brassens.
Chloé se promène parmi tous ces livres. Elle cherche, feuillette, lit les 4è de couverture, repose le livre, discute avec les gens autour d’elle de leurs avis respectifs.
Elle se sent bien là, au milieu de ces odeurs d’arbres et de printemps.
Soudainement, elle l’aperçoit un peu plus loin. Elle sait qu’il l’a vu. Il se dirige vers elle.

« - Salut Chloé !
- Salut
- Qu’est ce que tu fais ici ?
- Bah tu vois je cherche des livres…
- C’est étrange, je ne t’ai jamais vu ici et pourtant je viens tous les samedis.
- C’est toi qui m’a parlé de ce marché aux livres, je ne connaissais pas, j’ai eu envie de venir et de trouver la perle rare.
- La perle rare ? Mais c’est trop dur à trouver ça !
- Oui, je suis entièrement d’accord avec toi. Souvent, quand tu choisis un livre, même si tu l’as déjà feuilleté et que la 4è de couverture te promet une merveille, même si pendant les cent premières pages tu es subjugué, tu peux vite être déçu. Alors tu abandonnes, tu laisses le livre avec un marque-page en plein milieu, juste pour savoir où tu t’en étais arrêté et tu vas l’oublier sur une étagère. Mais il va rester là, dans un coin de ton étagère et un jour, il va ressurgir, au milieu de tous ces livres. Tu vas le reprendre, tu vas l’ouvrir là où tu t’en étais arrêté et peut-être tu vas recommencer à nouveau. Ou pas. Peut-être que tu vas le reposer pour toujours parce que tu sauras que quoi qu’il arrive, ce livre-là n’est pas ta perle rare. »

Chloé avait parlé d’une seule traite, sans vraiment réfléchir à ce qu’elle disait, mais en plongeant ses yeux directement dans les siens, pour le laisser lire.

Après tout, c’est ce qui les avait rapproché : lire.

Il ne répondit pas tout de suite. Elle était persuadée qu’il avait compris le sens caché de ses mots.
Il lui demanda alors :

« - Tu as lu quelque chose de bien récemment ?
- Non. Je ne trouve que ce qui semble être bien mais j’en sors toujours déçue. Et parfois, les livres sont vraiment très bien, mais ils sont tellement durs que j’en souffre presque. »

A nouveau, elle était persuadée qu’il avait compris le fil de sa pensée et elle espérait qu’il allait aller dans son sens.

« - Chloé, j’espère que tu vas la trouver ta perle rare. Mais je ne suis pas sûre que ça soit ici et aujourd’hui. »

Voilà, Chloé avait compris. Elle était fixée.
Il lui fit une bise furtive pour lui dire au revoir, avec un sourire gêné et partit.

Elle le regarda s’éloigner.
Ce n’était pas lui sa perle rare.
Et il avait raison, elle devait arrêter de la chercher partout. Des livres, il y en aura toujours. Elle n’en manquera jamais. Il y en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs.

Un jour, elle trouvera la perle rare.
Le livre qui sera tous les soirs sur sa table de chevet, livre qu’elle aimera ouvert ou fermé, livre dont elle pourra caresser la couverture. Livre qu’elle finira par connaître par cœur, et malgré cela, elle sera toujours ravie de l’avoir près d’elle.
Le livre qui l’accompagnera toute sa vie durant.
par Sarah publié dans : Rêves
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Samedi 28 juillet 2007
- Pourquoi tu écris Sarah ?
- Parce que ça me fait du bien.
- Tu veux être écrivain ?
- Non. J'aimerais écrire un livre, un jour. Un peu comme Nel Harper Lee. Ecrire un best seller, gagner un prix comme le prix Nobel et puis c'est tout. Je ne veux pas en faire mon métier, c'est ma passion.
- Et pourquoi tu tiens ce blog alors ?
- Parce que j'ai envie qu'on me lise et qu'on me dise ce que je vaux.
- Ca marche ?
- Parfois oui, parfois non.
- Ah bon ?
- Oui. En fait c'est juste que les gens ne comprennent pas forcément ce que j'écris.
- C'est-à-dire ?
- Tu sais, je crois que les gens ici l'ont compris, et deux le savent, "par amour des mots" c'est un blog secret.
- Oui, pourquoi d'ailleurs ?
- Parce que je parle de choses trop personelles et que je ne veux pas que mes proches le lisent. Mais les gens qui lisent mon blog savent ça.
- Si ça te pose un problème, pourquoi tu leur as dit ?
- Parce que c'est la vérité. Et même si je cache un peu mon identité ici, je suis quelqu'un de sincère.
- C'est une belle qualité ça, Sarah.
- Merci. Mais ce n'est pas là où je voulais aller.
- Tu voulais aller où ?
- En fait, comme j'ai tout de suite fait comprendre que ce que j'écrivais ici était vrai, les commentaires qu'on me laisse n'ont rien à voir avec le style ou la forme, mais seulement le fond.
Souvent, ça me touche. Je suis émue de savoir que des gens que je ne connais pas du tout estime eux aussi qu'un mec qui ne me rappelle pas, ne vaut pas la peine.
Mais souvent, ils ne font pas la différence et ils croient que tout est vrai.
- Ce n'est pas le cas ?
- Non.
- Ah bon ? Mais je croyais que tu n'écrivais que sous le coup de l'émotion ???
- Ah tu ne vas pas t'y mettre non plus ! Oui, j'écris sous le coup de l'émotion. Je suis énervée, j'écris mon coup de gueule. Je suis triste, j'écris. Je suis amoureuse et heureuse, j'écris.
Mais je n'écris pas forcément la vérité.
- Pourtant je t'ai toujours entendu dire qu'il y avait toujours une part de l'auteur dans les mots qu'il couche sur le papier.
- Oui, c'est vrai.
- Je ne comprends plus rien !
- Tiens, je vais te donner un exemple tout simple. Harry Potter.
- Quoi, Harry Potter ?
- Harry Potter est sorti tout droit de l'imagination de J.K Rowling, n'est-ce-pas ? Elle l'a crée d'elle même, lui ses amis, ses ennemis, son école et sa façon de vivre, n'est-ce-pas ?
- Certes... mais c'est un bouquin pour les enfants !
- Et alors ? il parait qu'elle l'a d'abord écrit pour ses enfants. Ca a peut-être fait d'elle la 3è richesse d'Angleterre, mais elle a dû penser à ses enfants à chaque fois, non ?
- Peut-être...
- Ce n'est qu'une théorie, mais ce que j'essaie de t'expliquer c'est que ce n'est pas parce que j'écris que j'ai envie de me suicider que j'en ai réellement envie.
- Si tu écrivais un texte sur le suicide, tu me ferais vraiment peur !
- Tu ne devrais pas. Surtout toi qui me connait. Tu sais à quel point j'aime la vie. Si j'écris un texte sur le suicide, c'est peut-être tout simplement parce que je passe par une phase noire,
et que j'ai entendu un fait divers à la radio et mon imagination se crée et j'écris un texte. Pour me libérer. Tu comprends ?
- Je crois...
- Je vais résumer. Toi qui lis mes deux blogs, tu y vois une différence ?
- Bah oui, le sujet est pas le même...
- J'écris quand même un peu sur l'autre blog, non ?
- Oui.
- Tu as vu ce texte sur une jeune fille qui s'appelle Alice ?
- Ah oui, ça me dit quelque chose !
- Et bah voilà, c'était en pleine nuit, j'ai vu cette image dans mon rêve. Et j'en ai crée un texte. C'était un sentiment qui me plaisait. Je l'ai crée, c'est tout.
- Mais ce que j'ai du mal à comprendre c'est discerner le vrai du faux !
- On s'en fout de ça! Ici je suis Sarah. Sarah, ce n'est pas mon vrai prénom. Mais Sarah c'est moi quand même. C'est une partie de moi que je me permets de révéler au monde uniquement ici.
Parce que c'est ici que je veux écrire. Ecrire pour être lue. Et je n'ai pas envie de te dire "tel texte c'est vrai, tel c'est imaginé". Peu importe. Oui, j'écris toujours sous le coup de l'émotion,
quand une image apparait devant mes yeux, quand quelque chose m'énerve, quand je pleure, quand je rêve, quand je fantasme, quand je me souviens. Mais à quoi bon écrire
si je ne peux m'amuser à déformer un peu la vérité ?
- Pour être lue ?
- Exactement, j'écris pour être lue.
par Sarah publié dans : Dialogue(s)
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Samedi 28 juillet 2007
Clara ouvrit les yeux et resta ainsi, immobile, nue, sous les couvertures.
Elle pouvait entendre au doux son de sa respiration qu'il était encore tout endormi.
Elle se leva doucement, faisant attention au moindre bruit afin de ne pas le réveiller. Quelques gouttes de sueur lui collaient encore au front.
Il était allongé sur le ventre, une jambe par dessus la couverture, ce qui permettait à Clara d'admirer son dos et ses fesses.
Il avait un corps d'Apollon.

Elle resta assise sur le lit, fermant les yeux pour revivre un instant les moments torrides qu'ils avaient passés tout au long de la nuit.
Il avait été parfait.
Et Clara avait connu beaucoup d'amants, malgré son jeune âge.

Lui, cet Apollon qui dormait d'un sommeil d'enfant dans son lit, lui avec un corps ferme, avec un tatouage sur le torse, lui avait su lui donner exactement ce qu'elle attendait.
Ses mains allaient là où elle le souhaitait où moment où elle le souhaitait.
Elle le lui rendait avec plaisir.
Et quand il l'attrapait avec sa langue et riait avec elle, elle s'était cru au paradis et avait réussi à lui sucer le cou jusqu'au sang.

Ils avaient fait l'amour peut être trois ou quatre fois.
Et c'était de mieux en mieux à chaque fois.

Clara eut la soudaine envie de faire l'amour avec lui, de le sentir en elle, d'être dans ses bras musclés, de le laisser faire ce qu'il souhaitait de son corps.
Elle avait envie de se livrer à lui.

Elle commença alors à poser ses lèvres, tout doucement, dans le bas de son dos. Elle sentit des frissons lui parcourir le corps, et elle su qu'il lui suffisait de remonter le long de
sa colonne vertébrale avec sa langue, tout en laissant la pointe de ses seins effleurer les endroits que sa langue ne pouvait atteindre pour le réveiller.
Elle sentit son sexe contre ses fesses et elle lui croqua le cou.

Il se retourna à ce moment là.
Elle avait oublié à quel point il était beau.

Il lui sourit alors, promenant ses mains sur ses hanches, s'amusant avec elle, puisqu'elle voulait s'amuser.

Ils firent alors l'amour à nouveau et cette nouvelle journée avait amené une nouvelle saveur à cet homme qui était en elle, dans son lit.

Non seulement il était un amant parfait, mais il s'était levé pour aller lui préparer un petit-déjeuner, malgré le fait qu'il n'était pas chez lui.

Clara attendait patiemment dans son lit, visionnant les images de la veille au soir devant ses yeux.

Ils avaient commencé à discuter sur MSN.
De tout et de rien.
Ils s'étaient connu via un blog. Elle avait pris une identité secrète pour ce blog parce qu'elle y parlait de choses trop intimes pour prendre le risque d'être reconnu un jour.
Ils avaient échangé beaucoup de commentaires sur le blog de l'un et de l'autre.
Elle était avide de ses mots à lui.
Ses commentaires étaient toujours touchants, comme un grand frère parfois, comme un ami souvent, comme un amant à de rares occasions.
Et puis il y avait ce que lui disait sur son blog. Il écrivait tout simplement, sur la vie, sur l'amour, sur la mort. Des sujets qui reviennent souvent mais qu'il traitait d'une manière
particulière.
Elle avait l'impression de se retrouver dans tout ce qu'il écrivait.
Et puis c'était rare de trouver des hommes bloggeurs sensibles. Alors elle avait l'impression de comprendre un peu plus ces hommes qui la faisait souffrir en le lisant lui.

Au bout de très peu de temps, ils s'étaient échangés les adresses emails.
Elle aimait tellement ce qu'il écrivait, et elle appréciait tellement les commentaires qu'il lui laissait qu'elle avait l'impression de le trahir sous ce pseudo qui n'avait presque rien à voir avec elle.
Elle avait alors décidé de lui dire la vérité, par le moyen d'un court email.

"Bjour !
Ca va te paraître bizarre mais j'ai quelque chose d'important à te dire.
J'aime énormément ton blog et je prends un plaisir immense à te lire à chaque nouveau texte que tu postes. Et comme
tu me lis aussi et me réponds souvent, j'avais besoin de te dire que cette bloggeuse, ce n'est pas moi.

Bien sûr, c'est un autre moi. Un moi que je n'ose montré aux premiers abords, un moi que ma famille et mes amis n'approchent pas.
Mais en vérité, je m'appelle Clara."

Elle s'était arrêté là.
Elle ne savait pas s'il avait envie de connaître son véritable âge, sa véritable situation, connaître son "vrai" blog...
Alors elle avait attendu, se mordant les doigts.

Et quelques heures après seulement, il lui avait répondu, le plus simplement du monde :
"Enchanté de faire ta connaissance Clara".

De là, s'en est suivi une longue correspondance, ponctuée par quelques textes de leur plume respective qu'ils postaient sur leurs blogs, aux yeux de tous, mais simplement pour l'autre.
C'était devenu un jeu même.

Clara était devenu accro à lui. A ses mots. Et ce n'était que lui qui faisait vivre ce blog secret qu'elle détestait parfois, et qu'elle voulait de temps à autre abandonner.

Et puis comme chaque relation, cela a évolué.
Dans le dernier mail qu'il lui avait envoyé, il lui avait demandé si elle avait une adresse msn.

Il était 18h.
Elle lui avait répondu tout de suite.
Quelques secondes après, une fenêtre était apparue sur son écran : un jeune homme voulait devenir son "ami".

Elle accepta tout de suite.
Et ainsi commença la conversation.
De tout et de rien.
Même pas de mots, pas de livres. Juste de la vie en général. Ils avaient fini par savoir qui ce cachait réellement derrière les mots et les pseudos.

Clara n'avait pas vu l'heure passé. Il était 21h30. Son estomac criait famine et elle ne s'en était même pas rendu compte.

"Je t'invite au resto" était alors apparu sur la fenêtre de conversation quand Clara avait dit qu'elle avait faim et qu'elle allait devoir le quitter,
à regret, pour manger.

" - ?
- Tu ne veux pas ?
- Là, maintenant ?
- Oui, pourquoi pas ? On habite à côté de Paris tous les deux, non ? on peut se retrouver facilement.
- ... oui, mais comment je te reconnaitrai ?
- Moi je te reconnaitrai. Où est ce que c'est plus facile pour toi ?
- J'ai la ligne 10 à côté de chez moi, donc est ce que Odéon ça te va ?
- Ah oui, bien sûr, St germain des près, quartier littéraire ! J'adore !
- Je pense pouvoir y être dans 1h maxi...
- Alors à tout à l'heure!"

Clara avait voulu continuer la discussion mais il était Hors ligne... Alors elle allait vraiment le rencontrer pour la première fois ?
Elle n'avait jamais vu de photo, jamais entendu le son de sa voix... et comment la reconnaitrait-il ?

Elle se dépâcha, hésita à se changer et à se maquiller : se faire belle ou être naturelle ?
Et pourquoi pas les deux ?
Elle resta en jean mais enfila des belles chaussures qui lui torturaient les pieds et se maquilla légèrement, tout en attachant ses longs cheveux raides en queue de cheval,
qu'elle cacha sous un casquette qu'elle aimait particulièrement.

Une heure plus tard, elle attendait parmi une foule d'autres gens, au pied de la statut de Danton. Elle se demandait s'il était déjà là. Elle se demandait combien parmi eux
attendait un inconnu venu de la toile d'araignée la plus fréquentée au monde.

Elle scrutait les visages de tous les hommes qui sortaient de la bouche de métro mais étaient souvent déçue quand elle voyait qu'ils étaient déjà accompagnés ou bien qu'ils
avaient repérés ceux et celles qui l'attendait.

Elle était arrivée un peu en avance, comme à son habitude, mais elle s'impatientait.
Il était parfait ce mec jusque là, ils avaient la même passion, il s'entendait tellement bien, et il connaissait son plus grand secret : le blog.
Alors il n'allait pas arriver en retard, n'est ce pas ?

Et puis elle entendit derrière elle : "excusez moi ?"
Elle se retourna.
"Clara ?"

Voilà.
Le visage d'ange, les yeux bleus, la barbe de quelques jours, le sourire tombeur, le charme qui émanait de lui, tout collait avec ce qu'elle savait de lui.

Il l'emmena manger au Procope, ils se promenèrent dans les rues de St Germain des près pour finir le long de la Seine, partageant à la fois une glace et une cigarette.
Elle n'était jamais contre lui.
Il n'avait jamais montré aucun signe comme quoi il cherchait autre chose que cette amitié qui était née entre eux.

Jusqu'à ce qu'elle ait eu froid.
Il avait été gallant tout la soirée : il lui avait tenu la porte, il lui avait servi à boire au restaurant, il l'avait invité bien sûr. Il lui demandait sans cesse ce qu'elle voulait faire.
Elle se sentait bien avec lui.
Et quand tout naturellement il lui posa sa veste sur ses épaules pour qu'elle n'ait plus froid, elle le regarda droit dans les yeux :
" tu veux bien me raccompagner chez moi?"

Elle était venu en métro mais lui était venu en voiture.

Elle lui indiqua simplement : tu suis la Seine et puis on arrivera chez moi.

C'était elle qui avait fait les premiers pas.
Elle avait senti sa main frôler sa cuisse lorsqu'il conduisait. Alors elle avait posé sa main gauche sur sa main droite, qui ne lâchait plus le levier de vitesse.
Elle regardait Paris défiler devant ses yeux, à travers la vitre fermée et ne disait rien.

Et voilà.
Ils étaient arrivés chez elle.
Il avait été un vrai gentleman.
C'est elle qui l'avait embrassé.

Et voilà la suite.
Une nuit torride.
Un amant extraordinaire.
Mais qu'advientrait-il de demain ?

Au moment où elle se posait cette question, il entra dans la chambre, un plateau de petit-déjeuner complet et équilibré au bout des bras.

"Voilà mademoiselle Clara. Un bon petit-déjeuner pour bien commencer la journée !"

Décidement, il était plein de bonne surprise ce jeune bloggeur...

Elle mangea sans rien dire, les yeux dans le vague, sentant quelque chose se nouer dans son estomac.

" - Qu'est ce que tu fais là ?
- Je prends mon petit-déjeuner ! répondit-il d'un air moqueur
- Non je veux dire là, chez moi.
- ... Qu'est ce que tu entends par là ? C'est toi qui m'a invité me semble-t-il
- Bien sûr. Mais là, on vient de passer une nuit magique pour moi. Une soirée extraordinaire. Et tu sais très bien ce que je cherche.
Tu connais mieux que personne mes secrets parce que tu lis mes secrets. Tu connais Sarah, et tu connais Clara. Tu lis mes deux blogs,
tu sais ce que j'aime manger au petit-déjeuner, j'ai eu l'impression que tu connaissais mon corps comme si ça faisait 10 ans qu'on était ensemble.
Tu me connais, n 'est ce pas ? Alors tu sais que je cherche une relation stable, non ?
- Oui, Clara. Je le sais.
- Et... ?
- Et quoi ?
- Et bien tu sais que je ne pourrai me contenter de cette nuit. Tu es un très bon ami et tu me connais trop pour que je joue le jeu de la fille qui ne veut pas s'attacher.
je veux m'attacher. Je veux vivre un couple. Je veux partager plein de choses, des projets, marcher main dans la main, affronter les obsacles ensemble.
Personne ne sait de quoi demain sera fait. Personne ne sait si ça marchera à vie. Personne ne sait si c'est toi qui me donnera des enfants ou si c'est toi avec qui j'achèterais une maison
à Montmartre. Mais soit tu me dis que aujourd'hui, tu veux bien me dire tout ça, même si peut-être demain tu auras changé d'avis.
Soit tu me dis maintenant que ce n'était que pour la nuit, que c'est arrivé, que c'était sympa mais qu'on s'arrête là et tu pars. Mais tu sais très bien que je ne veux pas attendre
ou me poser des questions. Je ne t'en voudrais pas que tu ne veuilles pas. Je t'en voudrais juste de ne pas me le dire et de ne jamais me rappeler.
Donc, est-ce que tu vas me rappeler demain pour essayer de construire quelque chose ? Est-ce que le jour où tu comprendras que pour toi ça ne marchera pas, tu me le diras tout
de suite ?
- Clara... je...
- Tu ne sais pas quoi dire ? Tu es comme tous les autres au final"

Des larmes lui étaient monté aux yeux.
Elle n'aurait peut-être pas dû lui dire tout ça, se dévoiler autant. Elle sait que ça fait peur aux hommes. Mais elle n'en peut plus de ces hommes là.
Elle ne pu empêcher une larme de rouler le long de sa joue.

Il tendit sa main vers son visage et lui essuya.
" - Pourquoi tu pleures ?
- Parce que je suis en colère.
- Contre qui ?
- Les hommes.
- Est ce que ça veut dire que tu ne veux pas de moi ?
- Quoi ?
- Ecoute Clara, je ne sais pas si ça pourra marcher entre toi et moi à vie. Je ne te promets rien, pas de mariage, pas de maison, pas d'enfants.
Mais toi et moi, c'est sûr, on partage déjà quelque chose. Et je t'aime beaucoup et je tiens à toi. Alors oui, je veux bien essayer de te rendre heureuse.
- Tu dois me promettre une seule chose.
- Laquelle ?
- Dès que tu ne veux plus de moi, dès que tu as des doutes, dès que tu as envie d'aller voir ailleurs, dès que tu as peur... il faut me le dire.
- D'accord... si jamais je n'y arrive pas, est-ce que je peux te l'écrire ?"

Clara lui sourit.
Elle vit des étoiles dans ses yeux.
Elle était sûre qu'elle allait pouvoir être heureuse avec lui.

Jamais elle n'aura pensé rencontre quelqu'un sur Internet. Mais voilà, finalement, ce jeune homme à la plume si convaincante qui lui a laissé des commentaires
sympathiques, c'était lui l'homme de sa vie.

Et tant pis si ce n'était qu'un fantasme.
par Sarah publié dans : Rêves
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 26 juillet 2007

J’ai rêvé que je lisais ce que tu as écrit.
J’ai rêvé que je me baignais dans la profondeur de tes yeux bleus.
J’ai rêvé que j’étais celle vers qui tu te tournais pour les décisions importantes.
J’ai rêvé que tu me faisais danser dans un bal, partageant avec moi une cigarette.
J’ai rêvé que nous achetions une maison à Montmartre.
J’ai rêvé que nous avions cette bibliothèque pleine de livres du sol au plafond, des écrivains du monde entier, de Victor Hugo à Amélie Nothomb, des écrivains classiques, des contemporains, des anglo-saxons, des sud-américains, des italiens, des asiatiques, des danois, des australiens.
J’ai rêvé que tu avais un bébé dans chaque bras : nos jumeaux.
J’ai rêvé que tu étais mon Humphrey Bogart quand la seule chose que j’ai de toi sont des souvenirs de regards échangés.

Le souvenir de cette toute première fois.
La toute première fois où Humphrey va dire à Lauren qu’il trouve qu’elle a des yeux magnifiques.

Le souvenir de cette dernière fois. Où Lauren Baccall trouve que Humphrey a la voix d’un tombeur venu du ciel.

J’ai rêvé que tu étais mon Humphrey et que j’étais ta Lauren.
J’ai rêvé…
par Sarah publié dans : Rêves
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Jeudi 26 juillet 2007
Cher journal,

je me tourne vers toi aujourd'hui car je ne sais plus quoi penser, plus quoi être, plus quoi faire.

J'ai passé une semaine des plus étrange.

Il y a 8 jours j'étais euphorique. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il y avait ce jeune homme sorti tout droit du bus il y a 6 mois et qui me semble être mon Humphrey Bogart si je suis Lauren Baccall.
Il y avait la bonne nouvelle aussi au niveau du travail.
Et puis il y avait les vacances.
Le soleil était de la partie, Mégane aussi. J'allais passer des supers vacances.

Et puis le lendemain, il y a 7 jours exactement tout a basculé.
Humphrey ne m'a pas rappelé.
Greg a fait ce qu'il a fait.
Mon patron m'a fait chier, pour changer.

Ce fut une des pires journées de ma vie. Je devais me préparer à partir en vacances et finalement jusqu'à 23h30 je ne savais même pas si j'allais partir.
Je me rongeais les ongles jusqu'au sang parce que je n'avais pas de nouvelles d'Humphrey.
Quant à Greg... c'était déjà fini pour lui.

Finalement nous sommes parties avec Mégane. Et puis Humphrey m'a rappelé... il avait oublié son téléphone chez un pote. Il m'a rappelé quand j'étais dans le TGV, ça coupait tout le temps et je n'ai pas pu en savoir plus.
J'ai passé quelques jours agréables avec Mégane mais ce n'était pas les vacances prévues.

Le retour sur Paris fut une grosse claque.
Heureusement que le chauffeur de taxi m'a proposé une cigarette car j'étais en train de pleurer derrière mes lunettes noires.

Pour ne pas me jeter dans les bras de Stéphane, à qui j'ai parlé de Humphrey, je suis allée manger avec ma mère.
J'étais encore en train de m'apitoyer sur mon sort quant elle m'annonça que ma grand mère était entré à l'hôpital, ainsi qu'un décès d'une personne de la famille qui m'est assez éloignée.
Je me suis trouvée ridicule, à nouveau, évidemment.

En rentrant chez moi j'ai envoyé un sms à Stéphane, lui disant que j'étais de retour et déprimée. Il m'a répondu "je ne sais pas quoi te dire à part te faire des gros bisous".
Je mourrai d'envie de lui dire : "dis moi : viens" mais voilà, je lui ai parlé d'Humphrey et même s'il ne s'est rien passé entre lui et moi et qu'il ne me rappelle toujours pas alors que je lui ai laissé un message en lui disant que je rentrais bien plus tôt que prévu,
ça ne se fait pas d'aller dormir avec Stéphane. Pour Stéphane, en fait.

Alors je suis rentré chez moi, en compagnie de Harry Potter.

Avec Mégane on a décidé de passer la journée ensemble mercredi, pour pallier un peu à nos vacances gâchées.
On est allée se promener à Montmartre. J'adore Montmartre, je ne cessais de penser que Humphrey m'avait dit la même chose.
J'ai alors essayé de l'appeler et évidemment pas de réponse.
Je n'ai pas laissé de message.
Mégane était fatiguée et en avait marre de marcher.
Moi, j'étais heureuse d'être là et tout ça d'un coup ça a tout gâché.

Je pleurais presque derrière mes lunettes de soleil achetée 9euros parce que j'avais oublié les miennes à la maison, simplement parce que ma vie ne me plait pas aujourd'hui.
Certes je suis en vacances.
Mais les vacances à Paris c'est pas idéal...
Certes j'ai des amis. Mais ils sont tous partis ou en voie de partir... et pas forcément tout à côté.
Certes j'ai un toit, mais personne avec qui le partager.

Alors je n'ai pas réfléchi et j'ai envoyé un texto à Stéphane le suppliant presque de me dire que je pouvais dîner avec lui le soir même.
Evidemment, il avait un truc de boulot.
De toute façon, le soir où je lui ai parlé d'Humphrey il m'a dit "moi je suis maqué avec mon boulot"... Oui, Stéphane, ça fait 2 ans. Je m'en étais rendue compte par moi même!

Bref, je suis rentrée chez moi triste comme jamais, me consolant avec 300 pages de Harry Potter. Jusqu'à ce que je renvoie un texto à Stéphane pour aller boire un verre avec lui.

Il m'a proposé un verre en hauteur.
A 22h30, j'étais dans le hall du concorde lafayette.

Et le concorde lafayette a cet effet sur nous...
Je suis bien quand je suis avec Stéphane.
Je lui ai raconté mes vacances, je lui ai expliqué en détail ce que Greg a fait, je lui ai montré les photos rapidement, et puis on a parlé de nous un peu.
Lui aime bien notre relation complètement atypique.
Et puis quand je lui dis que je me trouve méchante vis à vis de lui d'être là dans ses bras, de farfouiller sa langue avec la mienne alors que je vais peut être lui dire bientôt qu'on va arrêter de se voir parce qu'Humphrey a pris la place que
je souhaite dans ma vie, il m'a répondu :
"Tu ne me mens pas. Alors je profite de ces moments avec toi".

Et puis j'avais cette migraine horrible. Je n'en avais pas eu depuis longtemps, pas des si fortes en tout cas.
En rentrant chez lui j'ai fermé les yeux tout du long pour que la lumière ne m'arrache pas plus de douleur. Je me suis laissé guidée par Stéphane qui était très content que j'aille dormir chez lui.

Il m'a fait un massage.
On a fait l'amour.
On a dormi.
Il est parti travailler ce matin pendant que je suis restée dormir.
Je n'avais plus de migraine.

Et me voilà de retour chez moi, prête à continuer la journée avec Harry comme simple compagnie, peut être sur les bords de la Seine.
Et je suis contente d'avoir passé du temps avec Stéphane mais tout ce que je veux, c'est que Humphrey m'appelle.

Parce que je ne comprends pas pourquoi il m'appelle pas !

C'est lui qui m'a dragué le premier.
J'ai passé plus de 3h au téléphone avec la nuit entre 1h et 4h du matin...
On s'est vu et il m'a dit : "appelle moi quand tu veux, on se voit vendredi".
Il m'a rappelé vendredi soir : "ah désolé, j'ai vraiment pas eu de chance pour t'appeler. J'ai oublié mon téléphone et en plus ma connexion Internet est complètement pété..., je suis vraiment désolé"

Alors, je lui plais, n'est ce pas ? Oui je lui plais ça j'en suis sûre.
Il me plait. Et ça, il le sait.
Il m'a rappelé au final.
Alors pourquoi là, il me rappelle pas ????

Franchement, cher journal, je ne sais plus quoi faire, plus quoi dire, plus quoi penser.
Je suis comme lors de ma rupture récente qui m'a poussé à nouveau dans les bras de Stéphane : pas envie de faire d'effort. Incapable de manger. Et quand mon estomac commencer à crier famine, je grignote un peu.
Et donc je ne prends aucun repas "normal" ou équilbiré et je continue à maigrir...

Alors, please... help
par Sarah publié dans : Journal Intime
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 24 juillet 2007
Espèce de salaud !

Voilà comment je commence cette lettre parce que c'est la seule chose que tu mérites.
En fait c'est faux, tu ne mérites rien.

Mais moi j'ai besoin de te dire ce que je pense de toi, à quel point tu as baissé dans mon estime, à quel point je te trouve irrespectueux.
A quel point tu es devenu un moins que rien pour moi et pour Mégane.

Tu sais, Greg, jamais je ne pensais que tu aurais une place dans ce blog.

Mais ce que tu nous a fait est impardonnable !
IMPARDONNABLE !
Tu pourras faire ce que tu veux, t'excuser mille fois, nous payer tout l'or du monde, nous rappeler tous les jours, c'est fini Greg.

Quand je pense que tu nous considérais comme tes meilleures amies, Mégane et moi.
Je sais que toi et moi on s'était éloignés avec le temps, que notre aventure de couple quand on avait 16 ans nous a amené à une amitié difficile.
Mais ça, c'était il y a 10 ans et on avait réussi à être amis.
Et j'aimais ça parce que je t'aimais bien, avec tes défauts, ton besoin de prendre toute l'attention, ta jalousie excessive de mes petits amis.
Malgré tout, je t'aimais bien et je te considérais comme un ami.

Mais voilà, là, tu as fait du mal à Mégane en plus de me faire du mal à moi.
Et Mégane, tu le sais, c'est mon âme soeur, la personne la plus sacrée au monde pour moi.
Et Mégane, tu la considérais comme ta meilleure amie, la fille la plus importante pour toi parce que pour toi l'amitié vaut plus que l'amour ou la famille.

Quand je pense que tu as osé tout gâché.

Tu ne vaux plus rien Greg.
Tu n'as même pas eu la décence de nous parler, de répondre à nos appels.

Tu n'as même pas eu le courage de nous faire face. Tu sais que peut être que si tu t'étais montré un peu plus homme, on considérerait peut être te pardonner un jour ?

Mais c'est fini Greg entre nous.
Tu vois, quand on avait 16 ans on s'est quitté toi et moi. Et voilà que 10 ans après, tu perds une amie.

Mégane m'a dit tout le week end : je suis déçue d'avoir perdu un ami, mais si c'est pour avoir un ami comme ça, ce n'est pas la peine.

Le pire, c'est qu'on sait que dans quelques temps tu vas nous rappeler pensant qu'on aura oublié parce que l'eau aura coulé sous les ponts.
On sait que tu vas nous dire "vous pourriez être heureuse pour moi que j'ai trouvé quelqu'un".

Je te pose une question Greg : Mégane est depuis plus de 4 ans avec Nico. T'as-t-elle un jour oublié pour lui ?
Non. Elle a continué de venir te voir. De passer des soirées avec toi. De t'appeler.
Et même de vouloir venir te voir à l'autre bout de la France.

Greg, tu n'as plus aucune valeur à mes yeux.
Tu n'en avais déjà pas beaucoup parce que je trouve ta manière de vivre irrespectueuse par rapport au monde qui t'entoure. Et quand je pense que tu as 25 ans,
je n'y crois pas. Pour moi, tu es le même aujourd'hui que quand on avait 16 ans.
Mais en plus de ça, tu as perdu toute valeur aux yeux de Mégane.

Tant pis pour toi.
Il y avait d'autres solutions. Si seulement tu nous avais appelées... On aurait peut-être pu comprendre, trouver un arrangement.

Tu as été lâche.
Pire que ça même.

Et j'espère un jour pouvoir te le dire en face.
Et ce jour là, tu sauras que tu as perdu tes deux meilleures amies parce que ta grosse petite personne est plus importante que tout et que tout le monde et parce que tu crois que tout t'est dû.
Et ce jour là, je te dirai aussi, et avec un grand bonheur :
profite bien de ce que je te dis là parce que c'est la dernière fois de ta vie que tu entends le son de ma voix.

Adieu Greg.
Tu es un pur connard, un vrai salaud, un enfoiré. Et j'aimerais te souhaiter tout le malheur que tu mérites, mais je ne suis pas comme ça moi tu vois.
Malgré le mal que tu nous a fait, à Mégane et moi, j'espère que tu seras heureux, en pensant tous les jours que tu as perdu tes deux meilleures amies.
par Sarah publié dans : Lettres
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 18 juillet 2007

Ce blog a été crée dans le but d'écrire, écrire et écrire.
Mais si j'ai crée ce blog là, un blog secret pour tous les gens que je connais dans la vie de tous les jours, c'est parce que j'avais des choses à écrire sur ma vie personnelle.
Et je ne voulais pas que ma famille et mes amis proches lisent ça.

J'ai aujourd'hui ce sentiment que j'ai crée ce blog à cause de "Stéphane".
J'écris autre chose, c'est sûr. Il n'est pas ma muse principale. Mais ma relation avec lui est d'une telle complexité que je savais qu'un jour, il sortirait de ma vie, d'une manière ou d'une autre.
Et qu'advient-il de mon blog dans ce cas là ?

J'ai rencontré quelqu'un.
J'en ai des papillons dans le ventre, des étoiles qui brillent dans les yeux.
Je ne pense qu'à lui.
Je n'arrive pas à me concentrer.
J'ai qu'une hâte c'est que l'horloge indique l'heure de partir le retrouver.
Je n'arrive plus à lire.
Je n'arrive plus vraiment à écrire quoi que ce soit.

Alors, mon blog par amour des mots, que deviendra-t-il ?

Je me laisse le temps des vacances pour réfléchir.

Je ne pars qu'à la fin de la semaine, mais je vous quitte dès aujourd'hui.

Et samedi, je retrouve la plage, la mer, le sable fin, le soleil.
Je vais marcher pieds nus dans le sable fin, je vais m'abreuver de lectures. Je vais bien sûr me faire bronzer et je vais goûter avec plaisir
l'eau salée de la mer.
Et puis je pars quelques jours en Espagne, faire la fête.
Bah oui, on est jeune, il faut bien en profiter!

Je vous reviendrai au 1er août si tout va bien et j'espère avoir pleins de belles choses à vous raconter !

Bonnes vacances à tous !
Et bon courage pour ceux qui bossent !
par Sarah publié dans : En dehors de tout
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander

Présentation

Catégories

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus